La remise des documents de formalisation de 537 entreprises de jeunes ne marque pas, pour les bénéficiaires, l’aboutissement d’un parcours, mais le début d’une nouvelle responsabilité. Représentant des jeunes bénéficiaires, Jeff Mikobi Kwete a porté ce samedi 12 septembre 2026, au Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale (CCAPAC), un message de reconnaissance, mais surtout d’engagement devant le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et plusieurs autorités.
Dans son intervention, Jeff Mikobi a d’abord rappelé les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes entrepreneurs lorsqu’il s’agit de formaliser leurs activités.
Pour lui, l’accès aux documents officiels constitue une étape déterminante pour sortir de l’informel et accéder à de nouvelles opportunités.
« Achever les documents officiels de nos entreprises, ce n’est pas recevoir des bouts de papier, c’est recevoir une identité économique, une reconnaissance du secteur et une porte ouverte vers de nouvelles opportunités », a-t-il déclaré.

Cette formalisation doit notamment permettre aux jeunes de travailler avec davantage de sécurité, d’accéder aux marchés, de rechercher des partenaires et de construire des entreprises capables de durer.
Jeff Mikobi, qui a présenté son propre parcours entrepreneurial dans plusieurs secteurs, estime que les initiatives publiques doivent désormais permettre aux jeunes de franchir une nouvelle étape : celle de la création de valeur et d’emplois.
« Le programme nous a permis de transformer une opportunité en entreprise et une entreprise en emploi », a-t-il souligné.
Il a ainsi appelé à la poursuite des programmes d’accompagnement et à leur extension à davantage de jeunes à travers le pays.
Pour le représentant des bénéficiaires, la formalisation ne doit donc pas rester une simple opération administrative. Elle doit constituer un levier permettant aux entreprises de grandir, de recruter et de participer davantage à l’économie nationale.
Dans son allocution, le jeune entrepreneur a également plaidé pour la poursuite des efforts visant à simplifier les procédures administratives qui compliquent encore l’accès des jeunes aux documents nécessaires à la croissance de leurs entreprises.
Il a appelé les pouvoirs publics à donner au FSPEEJ les moyens de poursuivre sa mission d’accompagnement.

« Si nous voulons voir l’avenir de cette génération de jeunes entrepreneurs prospérer, le FSPEEJ doit avoir les moyens de poursuivre sa vision », a-t-il déclaré.
Une demande qui s’inscrit dans la volonté affichée par les bénéficiaires de ne pas s’arrêter à la formalisation, mais de construire des entreprises viables et durables.
Outre les remerciements adressés au chef de l’État, à la ministre de la Jeunesse et aux équipes impliquées dans le programme, Jeff Mikobi a pris un engagement personnel au nom des bénéficiaires.
« Je crée cette opportunité une responsabilité. Je m’engage à élever les entreprises déjà créées, à créer des emplois pour d’autres jeunes, à respecter les organisations et à travailler avec les organismes », a-t-il affirmé.
Il a surtout voulu faire de cette cérémonie un point de départ.
« Nous allons travailler. Nous allons créer. Nous allons intégrer. Et nous allons contribuer au développement de notre chère République démocratique du Congo », a-t-il promis.
Dans son message adressé à la jeunesse congolaise, Jeff Mikobi a appelé ses pairs à ne pas attendre uniquement de l’État des solutions à leurs difficultés.
« Notre pays a besoin de notre créativité, de notre courage et de notre capacité à entreprendre », a-t-il lancé.
Il les a encouragés à transformer leurs idées en projets et leurs projets en entreprises capables de produire des résultats concrets.
« Nous ne voulons pas être uniquement des bénéficiaires des législations et des politiques publiques. Nous voulons devenir des partenaires du développement », a-t-il insisté.

Cette ambition traduit, selon lui, la nécessité d’un changement de posture chez les jeunes entrepreneurs, recevoir un accompagnement, mais être ensuite capables d’en faire bénéficier d’autres.
Pour les bénéficiaires, l’enjeu dépasse ainsi les 537 entreprises concernées par cette deuxième cohorte.
« Que chaque entreprise créée par les jeunes puisse devenir elle-même une source d’emploi. Que chaque financement accordé puisse créer de la valeur. Que chaque jeune accompagné puisse à son tour accompagner d’autres jeunes », a souhaité Jeff Mikobi Kwete.
Derrière les chiffres, il voit autant d’histoires individuelles, de familles et de possibilités de création de valeur.
« Investir dans la jeunesse, ce n’est pas simplement préparer les jeunes, c’est construire la République démocratique du Congo », a-t-il conclu.
Pour les 537 bénéficiaires, la cérémonie de Kinshasa apparaît donc comme le passage d’une étape administrative à la phase de faire de leurs entreprises formalisées des structures capables de créer des emplois, de générer de la valeur et de participer concrètement au développement économique du pays.
Lydia Mangala


