Le rapport publié le 2 juillet fait état de 1 460 cas confirmés et de 447 décès. L’épidémie reste principalement concentrée en Ituri, tandis que les équipes sanitaires renforcent la surveillance et poursuivent le déploiement des capacités de prise en charge.
Le dernier rapport de situation, actualisé au 1er juillet et rendu public le 2 juillet 2026 par les autorités sanitaires, dresse un bilan préoccupant tout en soulignant les efforts de la riposte. Au total, 1 460 cas confirmés d’Ebola ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie, dont 447 décès, soit un taux de létalité de 30,6 %.

L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, avec 24 zones de santé affectées, parmi lesquelles Bunia, Mandima, Mambasa et Nia-Nia. Le Nord-Kivu figure en zone de surveillance prioritaire avec 11 zones concernées, dont Beni, Butembo, Goma et Katwa. Le Sud-Kivu enregistre pour l’instant trois cas confirmés et un décès, localisés dans la zone de Miti-Murhesa.
Les équipes ont détecté 54 nouveaux cas le 1er juillet, confirmant la poursuite de la transmission en Ituri et au Nord-Kivu. Parallèlement, 21 patients ont été déclarés guéris après des tests de contrôle négatifs (19 en Ituri et 2 au Nord-Kivu), portant le nombre total de guérisons à 213. Au moment du rapport, 595 patients étaient en isolement ou hospitalisés.
La surveillance épidémiologique reste « pleinement opérationnelle », selon le document. Le taux de suivi des contacts dans les trois provinces touchées est de 82,7 %. Le dispositif de riposte poursuit sa consolidation : 220 nouveaux contacts ont été identifiés et 204 ont achevé avec succès leur période de suivi de 21 jours. Les autorités annoncent également des préparatifs pour renforcer les capacités de prise en charge à Nizi, Nyankunde et Bunia.
Malgré les progrès enregistrés, l’épidémie continue de mettre à l’épreuve les moyens logistiques et humains dans les zones affectées. Les opérations d’investigation doivent rester soutenues afin d’identifier les chaînes de transmission et d’éviter l’apparition de nouveaux foyers. Les contraintes sécuritaires et l’accès difficile à certaines localités compliquent encore l’intervention rapide des équipes sanitaires.
Les autorités sanitaires rappellent l’importance de la vigilance communautaire : en cas de symptômes suspects ou de contact avec un cas probable, il est recommandé d’appeler gratuitement le numéro vert 151. La mobilisation des communautés, la transparence dans le signalement des cas et la coopération pour le suivi des contacts restent essentielles pour endiguer l’épidémie.
Les données de ce rapport sont susceptibles d’évoluer en fonction des investigations et des mises à jour des bases de données. Les observateurs appellent à un suivi attentif des prochains bulletins afin d’évaluer l’évolution de la situation sur le terrain.
Joëlle Luniongo



