Le président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a entamé, ce lundi 6 juillet 2026 à Bujumbura, une série de consultations consacrées à la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo. Ces échanges réunissent plusieurs figures de l’opposition congolaise ainsi que des représentants des principales confessions religieuses du pays.
Organisée au palais présidentiel Ntare Rushatsi House, cette rencontre s’inscrit dans une démarche de concertation visant à favoriser le dialogue entre les acteurs politiques congolais dans un contexte marqué par des tensions liées à la situation sécuritaire dans l’est du pays et au débat autour de la réforme constitutionnelle.
Selon un communiqué de la présidence burundaise, Évariste Ndayishimiye a insisté sur la nécessité pour les Congolais de privilégier « le dialogue et l’unité » afin de préserver la stabilité du pays et de consolider la paix.
La délégation de l’opposition comprenait notamment Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, ainsi que des représentants de Moïse Katumbi et d’Augustin Matata Ponyo. Les confessions religieuses étaient représentées, entre autres, par Mgr Donatien Nshole, le révérend André Bokundoa, le pasteur Éric Nsenga et l’archevêque Évariste Ejiba.
Avant son audience avec le chef de l’État burundais, un représentant de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a indiqué que le message de cette plateforme porterait sur la préservation de l’ordre constitutionnel, la restauration de la paix et l’organisation d’élections dans le respect de la Constitution.
« Nous voulons avant tout la paix dans notre pays. Lorsqu’un pays traverse une situation difficile, l’unité doit être la priorité des priorités », a-t-il déclaré.
Ces consultations interviennent alors que la coalition C64 a décidé de reporter au 22 juillet 2026 la manifestation initialement prévue le 8 juillet contre le projet de révision de la Constitution. Selon ses dirigeants, ce report vise à permettre leur participation aux consultations initiées par le président burundais, qu’ils présentent comme une démarche de responsabilité en faveur du dialogue.
D’après la présidence burundaise, les échanges se sont déroulés dans un climat d’ouverture et de confiance. Évariste Ndayishimiye a salué la volonté commune des participants de rechercher des solutions pacifiques aux défis auxquels fait face la RDC et a réaffirmé son attachement à une résolution concertée des différends politiques.
Cette initiative intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo demeure confrontée à une double crise : les défis sécuritaires persistants dans l’est du pays et les tensions politiques suscitées par le débat sur la réforme constitutionnelle. En sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye entend promouvoir une approche fondée sur le dialogue, la cohésion nationale et la stabilité régionale.
La suite de ces consultations pourrait permettre de dégager de nouvelles pistes de concertation entre les différentes parties prenantes, alors que les appels au dialogue se multiplient pour préserver la paix et renforcer les institutions de la République.
Lydia Mangala


