Le ministère d’État, ministère de la Justice et Garde des Sceaux, annonce l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite du crash aérien survenu le vendredi 25 septembre 2026 à Kenge, dans la province du Kwango. La décision vise à établir les faits, les circonstances et les causes de cet accident qui a fait plusieurs victimes, dont deux hauts responsables de la justice militaire et des Forces armées de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié samedi 26 septembre, le ministère de la Justice indique avoir instruit le Premier Avocat Général des Forces Armées le Plus Ancien, assurant l’intérim de l’Auditeur Général des Forces Armées, d’ouvrir sans délai une enquête judiciaire conformément aux lois et règlements en vigueur.
L’enquête devra notamment permettre de déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles l’accident s’est produit et d’en rechercher les causes.
Cette procédure judiciaire intervient alors que les autorités compétentes ont également engagé des démarches pour documenter les circonstances du crash aérien survenu à Kenge.
Le ministère de la Justice précise que cette enquête s’inscrit dans le cadre de ses attributions et doit permettre d’établir les faits sur la base des éléments recueillis au cours des investigations.
Le crash a notamment coûté la vie au Lieutenant-Général Mutombo Katalay Tiende Joseph, Premier Président de la Haute Cour Militaire, ainsi qu’au Lieutenant-Général Likulia Bakumi Lucien René, Auditeur Général des Forces Armées.
La disparition de ces deux hauts responsables intervient dans un contexte particulier pour la justice militaire, dont ils occupaient des fonctions de premier plan.
À travers son communiqué, le ministère de la Justice adresse ses condoléances aux familles des victimes, à la justice militaire ainsi qu’aux Forces armées.
L’ouverture de cette enquête judiciaire marque désormais une nouvelle étape dans l’établissement des faits liés au crash de Kenge. Les investigations devront permettre de déterminer les circonstances et les causes de l’accident, conformément aux procédures prévues par la législation congolaise.
Lydia Mangala


