À l’occasion de la célébration des dix ans de l’Autre Vision du Congo (AVC), Didier Budimbu a dressé un bilan positif du parcours de sa formation politique, tout en appelant les Ne Kongo à consolider leur unité pour mieux défendre les intérêts du Kongo-Central dans les enjeux politiques nationaux.
La ville de Matadi a été le théâtre d’un important rendez-vous politique à l’occasion de la célébration des dix ans d’existence de l’Autre Vision du Congo (AVC), parti dirigé par Didier Budimbu. Devant une forte mobilisation de militants et de sympathisants, l’autorité morale de cette formation politique a revisité le parcours accompli par l’AVC depuis sa création.
Dans son intervention, Didier Budimbu a insisté sur l’évolution politique de son parti, qui a connu plusieurs étapes, passant de l’opposition à la majorité au pouvoir. Une trajectoire qu’il présente comme le résultat d’un engagement politique constant et d’une stratégie ayant permis à l’AVC de renforcer progressivement sa représentation dans les institutions.
Des acquis politiques mis en avant
Pour Didier Budimbu, les dix années écoulées constituent une période au cours de laquelle l’AVC a réussi à s’implanter dans le paysage politique congolais.
Il a notamment cité parmi les principaux acquis du parti la présence de ses membres dans les différentes institutions du pays. L’AVC compte ainsi, selon son autorité morale, des députés nationaux, des députés provinciaux, deux gouverneurs, des ministres provinciaux ainsi qu’un ministre au niveau national.
Cette évolution constitue, à ses yeux, un indicateur de la progression du parti, parti d’une position d’opposition pour intégrer ensuite la majorité au pouvoir.
Au-delà des fonctions occupées, Didier Budimbu a voulu présenter ce parcours comme le fruit d’une construction politique progressive, marquée par la fidélité aux ambitions initiales de l’AVC et par sa capacité à s’adapter aux différentes configurations politiques du pays.
Les Ne Kongo appelés à parler d’une seule voix
Une autre partie importante de son intervention a porté sur la place des Ne Kongo dans la majorité présidentielle, particulièrement au sein de l’Union sacrée.
Didier Budimbu a estimé que les Ne Kongo ont réussi à s’imposer dans cet espace politique grâce notamment à leur poids et à leur capacité de mobilisation. Pour lui, cette position doit désormais être consolidée par davantage d’unité.
L’autorité morale de l’AVC a ainsi lancé un appel à la cohésion, estimant que la force politique des ressortissants du Kongo-Central dépend largement de leur capacité à défendre collectivement les intérêts de leur province.
Cette unité, a-t-il laissé entendre, doit permettre aux Ne Kongo de mieux faire entendre leur voix dans les grandes discussions politiques qui concernent l’avenir de la République démocratique du Congo.
Porter les intérêts du Kongo-Central dans le dialogue
Didier Budimbu a également évoqué la perspective du dialogue national. Dans ce contexte, il a appelé les Ne Kongo à rester unis afin de disposer d’une voix suffisamment forte pour défendre les intérêts de la province.
Son message s’inscrit dans une logique de représentation politique du Kongo-Central au niveau national. Il s’agit, selon cette approche, de faire de l’unité des acteurs originaires de la province un levier permettant de mieux peser dans les discussions et négociations portant sur les grandes orientations du pays.
À Matadi, le responsable de l’AVC a donc articulé son discours autour de deux dimensions : le bilan des dix années d’existence de son parti et la nécessité, pour les forces politiques du Kongo-Central, de préserver leur cohésion face aux enjeux nationaux.
Dix ans après, l’AVC veut consolider ses acquis

La célébration de cet anniversaire a ainsi dépassé le simple cadre commémoratif. Elle a servi de tribune à Didier Budimbu pour rappeler le chemin parcouru par l’AVC et mettre en avant sa progression dans les institutions de la République.
De l’opposition à la majorité, le parti revendique désormais une présence à plusieurs niveaux de responsabilité politique. Pour son autorité morale, l’enjeu des prochaines années sera de consolider ces acquis tout en renforçant son ancrage politique.
À Matadi, Didier Budimbu a également voulu inscrire cette dynamique dans une perspective plus large : celle d’une mobilisation politique des Ne Kongo autour d’intérêts communs. Pour lui, l’unité constitue la condition essentielle pour préserver le poids acquis au sein de l’Union sacrée et permettre au Kongo-Central de faire entendre sa voix dans les prochaines grandes échéances politiques nationales.
Joséphine Mawete


