Invité vendredi 17 juillet dans l’émission « Le Panier » sur la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a passé en revue les principaux défis auxquels fait face l’économie congolaise.
Ils ont échangé sur le pouvoir d’achat des ménages, le coût élevé de la production locale, la régulation des marchés et les mesures engagées par le Gouvernement pour renforcer la production nationale.
Face aux préoccupations quotidiennes des Congolais liées au prix des biens et services, le VPM a rappelé que l’enjeu pour son ministère est de faire en sorte que les résultats économiques enregistrés au niveau macroéconomique puissent progressivement avoir un impact visible dans la vie des populations.
Selon Daniel Mukoko Samba, la croissance économique ne peut être pleinement appréciée que lorsqu’elle se traduit par une amélioration concrète des conditions de vie des ménages et par un environnement plus favorable aux entreprises.
« La mission du Ministère de l’Économie nationale consiste à faire en sorte que les performances macroéconomiques se traduisent progressivement dans le quotidien des ménages et dans le fonctionnement des entreprises », a-t-il expliqué.
Au cours de cet entretien, le VPM de l’Economie a insisté sur l’un des principaux obstacles qui limitent la compétitivité de la production locale : les coûts élevés liés à l’activité économique en République démocratique du Congo.
Pour lui, il est nécessaire d’agir sur les causes structurelles qui rendent les produits congolais plus chers, notamment les difficultés liées à la logistique, l’accès à l’énergie et certaines contraintes fiscales.

« Produire en République démocratique du Congo est difficile. Quand on est responsable, il faut reconnaître la réalité, en identifier les causes et trouver des solutions », a déclaré Daniel Mukoko Samba.
Cette approche vise à renforcer la capacité des entreprises locales à produire davantage, mais aussi à proposer des prix plus accessibles aux consommateurs congolais.
Parmi les pistes avancées par le membre du Gouvernement figure la relance des filières agricoles stratégiques.
Il a notamment cité les initiatives engagées dans plusieurs provinces, dont la relance de la filière rizicole à Bumba, dans la province de la Mongala, ainsi que le développement des filières maïs et soja dans le Sud-Ubangi.
Ces projets visent à stimuler la production nationale, de créer des emplois et de réduire progressivement la dépendance du pays aux importations alimentaires.
Le VPM a également évoqué la réhabilitation des routes de desserte agricole, considérées comme essentielles pour faciliter l’acheminement des produits des zones de production vers les centres de consommation.

La question des prix des produits pétroliers a également occupé une place importante dans les échanges.
Daniel Mukoko Samba a rappelé les efforts engagés par le Gouvernement pour sécuriser l’approvisionnement du pays et éviter les perturbations susceptibles d’avoir un impact direct sur les prix des biens et services.
Dans le même esprit, il a souligné l’importance du renforcement de la concurrence et de la protection des consommateurs afin de garantir un fonctionnement plus équilibré des marchés.
Pour le ministère de l’Économie nationale, l’objectif est de créer un environnement où les opérateurs économiques peuvent exercer leurs activités dans des conditions plus favorables, tout en préservant les intérêts des consommateurs.
Daniel Mukoko Samba a voulu rappeler que l’amélioration du pouvoir d’achat ne dépend pas uniquement des mesures de contrôle des prix, mais également d’une transformation profonde du modèle économique congolais.
La réduction des coûts de production, l’amélioration des infrastructures, le soutien aux filières nationales et la modernisation des mécanismes de régulation apparaissent comme des leviers essentiels pour parvenir à une économie plus compétitive.

Alors que les Congolais attendent des effets concrets sur leur quotidien, le défi pour le Gouvernement reste de traduire les orientations économiques en résultats visibles, notamment sur les marchés, dans les entreprises et au sein des ménages.
Lydia Mangala


