L’Espagne a balayé l’Autriche (3-0) en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, validant ainsi son billet pour le tour suivant, où elle retrouvera le Portugal de Cristiano Ronaldo.
Après une phase de groupes contrastée, marquée par deux victoires et un nul surprenant face au Cap-Vert, la Roja abordait cette rencontre avec une double mission : envoyer un message fort à la concurrence et chasser les fantômes du passé. Depuis son sacre historique en 2010, la sélection espagnole n’avait plus remporté le moindre match à élimination directe dans un Mondial. C’est désormais chose faite, et avec la manière, pour les champions d’Europe en titre.
Les Espagnols ont rapidement pris le contrôle du ballon, mais la défense autrichienne a longtemps résisté. Il a fallu attendre la 36e minute pour voir le verrou sauter sur une action collective parfaitement construite. Lamine Yamal a initié le mouvement au milieu de terrain avant de servir Pedri. Le milieu barcelonais a immédiatement lancé Marc Cucurella sur le flanc gauche, lequel a remis en une touche dans la surface. Idéalement placé, Mikel Oyarzabal a ajusté Alexander Schlager d’une frappe précise dans le petit filet (1-0, 36e).
Au retour des vestiaires, l’Autriche a tenté de réagir et s’est procuré quelques situations intéressantes. Mais la Roja a rapidement repris le contrôle du rythme de la rencontre. À l’issue d’une longue séquence de possession, Álex Baena a fait la différence sur le côté gauche avant d’adresser un centre millimétré du pied droit. Au second poteau, Pedro Porro a surgi pour placer une tête croisée imparable et doubler la mise (2-0, 66e).
Libérée, l’Espagne a ensuite géré sa fin de match avec une remarquable maîtrise technique. Les offensives se sont multipliées et, à la 89e minute, Marc Cucurella s’est une nouvelle fois illustré en délivrant un centre parfait à ras de terre. Mikel Oyarzabal, bien placé, a coupé la trajectoire pour inscrire son doublé et sceller définitivement la victoire espagnole (3-0, 89e).
Ce succès net et sans appel permet à l’Espagne de retrouver les huitièmes de finale avec confiance et ambition. Les champions d’Europe s’apprêtent désormais à défier leur voisin portugais dans un duel ibérique qui promet déjà des étincelles.
Josaphat Mayi


