Des promesses, mais surtout des résultats. C’est l’exigence formulée par Serge Etinkum Anza, ce mercredi 9 septembre 2026, en faveur de la jeunesse africaine lors d’une session du Sommet mondial de la diplomatie, organisé à Kinshasa par le Forum international de la jeunesse africaine pour le développement de l’Afrique (FIJADA).
Intervenant en qualité de parrain de cette rencontre, placée sous le thème « RDC, cœur de l’Afrique : la diplomatie contemporaine comme levier pour promouvoir un développement durable », le président de la structure « La Jeunesse Parle » a appelé les dirigeants africains à apporter des réponses concrètes aux préoccupations qui touchent la jeunesse, notamment le chômage et le manque d’opportunités.
Pour Serge Etinkum, les engagements en faveur des jeunes ne peuvent plus rester confinés aux discours et aux déclarations d’intention.
« La jeunesse n’a pas seulement besoin de promesses. Elle a besoin de formation, de financement, d’emplois et de résultats que chacun peut vérifier », a-t-il insisté.
Face au chômage qui touche une grande partie de la population jeune du continent, il a plaidé pour le renforcement de la formation professionnelle, l’amélioration de l’accès au financement et l’accompagnement des initiatives entrepreneuriales.
Selon le coordonnateur de la plateforme « La Jeunesse Parle », les politiques publiques doivent être pensées de manière à permettre aux jeunes de créer de la richesse, de vivre dignement de leur travail et de contribuer directement au développement de leurs communautés.
« On ne peut pas demander à la jeunesse de croire en l’avenir si on ne lui donne pas les moyens de construire cet avenir », a souligné Serge Etinkum.
La jeunesse appelée à prendre part aux décisions
Mais l’engagement du président de « La Jeunesse Parle » ne s’est pas limité aux questions économiques. Il a également appelé les jeunes à s’impliquer davantage dans la vie publique et dans les processus de prise de décision.
Pour Serge Etinkum, la jeunesse ne doit plus être réduite à un simple rôle de mobilisation lors des campagnes politiques ou des grands événements. Elle doit participer à la conception, à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques.
« La jeunesse ne doit plus être une foule que l’on mobilise. Elle doit devenir une force qui propose, décide et construit », a-t-il lancé.
Un dialogue national guidé par l’intérêt général
Sur le plan politique national, Serge Etinkum a par ailleurs réaffirmé son soutien à la démarche de dialogue national portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Toutefois, il a estimé que ce dialogue devait répondre aux véritables attentes de la population et être guidé par l’intérêt général.
Il a notamment insisté sur la nécessité de prendre en compte les victimes des conflits ainsi que les aspirations de la jeunesse dans les discussions.
« Aucun compromis ne doit effacer la dignité des victimes. Aucune ambition de pouvoir ne doit prendre le pas sur la souveraineté nationale », a-t-il prévenu.
Selon lui, la paix, la justice et le développement doivent constituer les fondements de toute initiative politique et diplomatique. Il a également appelé les jeunes à résister aux manipulations et aux discours susceptibles de diviser les communautés.
Des résolutions aux actions concrètes
Au terme de son intervention, il a exhorté les participants au Sommet mondial de la diplomatie à dépasser le cadre des résolutions pour bâtir des initiatives concrètes entre organisations de jeunesse.
« Le temps est venu de transformer nos rencontres en projets, nos discours en actions et nos ambitions en résultats », a conclu le président de « La Jeunesse Parle ».
Serge Etinkum a ainsi placé la jeunesse africaine devant une double responsabilité d’exiger davantage de ses dirigeants, mais aussi de prendre pleinement sa part dans la construction d’un continent pacifique, souverain et économiquement prospère.
Ben Mandjolo


