À l’occasion de la 6ᵉ édition du Grand Salon de l’Agribusiness et du Digital (GSAD), la Trust Merchant Bank (TMB) réaffirme sa volonté d’accompagner les acteurs du secteur agricole en République démocratique du Congo. Présente parmi les partenaires de cette édition, la banque met notamment en avant le leasing, une solution qui permet aux entrepreneurs d’acquérir des équipements sans devoir disposer des garanties classiques généralement exigées pour un crédit bancaire.
Pour Grâce Nzeba, déléguée commerciale à la TMB, l’agriculture constitue un secteur stratégique pour l’avenir de la RDC, notamment en matière de sécurité alimentaire, de création d’emplois et de réduction de la dépendance aux importations.

« L’agriculture n’est pas seulement un secteur économique, c’est un pilier vraiment essentiel pour la sécurité alimentaire, la création de l’emploi et la réduction de la dépendance à l’importation », a-t-elle souligné.
Face aux besoins importants de financement dans le secteur, la TMB entend ainsi accompagner non seulement les agriculteurs, mais également l’ensemble des acteurs intervenant dans leur chaîne de valeur.
L’un des principaux produits présentés par la TMB au GSAD est le leasing. Une solution particulièrement adaptée, selon Grâce Nzeba, aux entrepreneurs qui disposent d’un projet mais ne possèdent pas nécessairement les garanties nécessaires pour obtenir un crédit classique.
« La plupart des agriculteurs n’ont aucun financement, peut-être dû au problème de garantie. Alors que le leasing, on n’a pas forcément besoin de garantie pour avoir accès au financement », a-t-elle expliqué.
Le mécanisme est relativement simple. La banque acquiert l’équipement dont l’entrepreneur a besoin, celui-ci l’utilise dans le cadre de son activité et effectue des paiements échelonnés pendant une période déterminée.

« La banque achète le bien pour vous. Vous l’utilisez et vous payez sur un temps bien déterminé. Vous payez une sorte de loyer et, à la fin du temps de location, le bien revient », a détaillé la déléguée commerciale.
Pour la TMB, cette formule permet donc de répondre directement à l’une des difficultés majeures auxquelles sont confrontés de nombreux entrepreneurs agricoles notamment l’accès aux équipements et le manque de garanties.
Mais l’accès au financement ne dépend pas uniquement de la volonté de la banque. Grâce Nzeba invite également les entrepreneurs à travailler sur la qualité et la structuration de leurs projets avant de solliciter un financement.
« Tout produit que vous ramenez auprès de la banque, tout projet n’est pas forcément bancaire », a-t-elle rappelé.
Business model, personnalité juridique, organisation de l’activité, débouchés commerciaux : autant d’éléments qui doivent être pris en compte pour présenter un projet susceptible d’être financé.

« Est-ce que le projet a bien été établi ? Est-ce que vous avez fait un business model qui mérite d’être bancarisé ? Est-ce que vous avez une personnalité juridique ? C’est une question importante à se poser », a insisté Grâce Nzeba.
Elle encourage par ailleurs les petits producteurs et entrepreneurs évoluant dans des zones où l’accès aux services financiers reste limité à se regrouper et à nouer des partenariats avec des structures mieux organisées.
Pour la TMB, le financement agricole ne doit pas s’arrêter à la production. La banque entend également soutenir les différentes étapes de la chaîne de valeur, notamment lorsque les débouchés commerciaux sont clairement identifiés.
Grâce Nzeba cite le cas d’un producteur qui sait déjà à qui il vendra sa récolte et dans quelles conditions le paiement interviendra. Une visibilité qui peut faciliter l’intervention de la banque.
« On ne finance pas seulement le produit. Il y a un projet qui peut être bien bancable, mais on peut aussi financer la chaîne de valeur », a-t-elle expliqué.
Cette approche permet notamment de mieux sécuriser le financement, puisque la banque peut s’appuyer sur l’existence d’un acheteur, d’une facture et d’un calendrier de paiement.
À l’inverse, un projet qui ne précise ni le marché, ni le transport, ni la transformation, ni les débouchés présente davantage de risques pour un établissement financier.

La TMB veut donc rapprocher les entrepreneurs agricoles des solutions financières, tout en les encourageant à mieux structurer leurs activités.
Pour Grâce Nzeba, il est aussi question de créer davantage de passerelles entre producteurs, transformateurs, acheteurs, entreprises et institutions financières.
« On ne va pas se dire : moi, j’ai mon projet, je ne vais pas aller voir l’autre. Allez voir l’autre, vous permettrez peut-être d’élargir votre champ d’action, votre zone d’opportunité », a-t-elle lancé.
Une vision qui rejoint l’ambition de cette 6ᵉ édition du GSAD, placée sous le thème « De l’idée à la terre : Un jeune, un projet sur un hectare » pour faire émerger des projets agricoles capables de dépasser le stade de l’idée pour devenir de véritables entreprises, structurées, productives et susceptibles d’accéder durablement au financement.
Lydia Mangala


