Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARE). L’institution chargée de réguler le marché de l’électricité en République démocratique du Congo a officiellement inauguré, ce lundi 22 juin 2026, ses nouveaux bureaux modernes situés au 90A de l’immeuble Ngimak, sur le boulevard du 30 Juin, dans la commune de la Gombe.
Cette inauguration vise à doter le secteur énergétique d’une régulation plus forte, plus moderne et davantage orientée vers les résultats, dans un contexte où la RDC ambitionne d’accélérer l’accès à l’électricité et d’attirer davantage d’investissements privés.
La cérémonie, placée sous la supervision du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, a réuni plusieurs personnalités du secteur énergétique, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les cadres et agents de l’ARE.

Elle a été animée par Anaya Sakombi et marquée par les interventions successives du personnel de l’institution, de la Directrice générale Soraya Aziz Moto Souleymane et du Secrétaire général aux Ressources hydrauliques et Électricité, Alfred Liboko, représentant le ministre Aimé Sakombi Molendo.

Dans son mot de circonstance, la responsable des ressources humaines de l’ARE, Tethya Mutombo, a présenté cette inauguration comme le symbole d’une transformation profonde engagée au sein de l’institution.
« L’inauguration de nos nouveaux bureaux est l’évidence d’une volonté établie de bâtir une institution forte, moderne, au service de la nation congolaise », a-t-elle déclaré.

Elle a salué l’impulsion donnée depuis l’arrivée de la nouvelle Directrice générale, nommée le 23 février et entrée en fonction le 3 mars 2026.
« Depuis la prise de fonction de Madame la Directrice générale, nous avons vu souffler un vent nouveau au sein de notre institution. En quelques mois seulement, nous avons été témoins d’une dynamique de transformation portée par une vision claire : faire de l’ARE une administration performante, crédible et tournée vers les résultats », a-t-elle affirmé.
Prenant la parole à son tour, la Directrice générale, Soraya Aziz Moto Souleymane, a inscrit cette inauguration dans une vision plus large de modernisation du secteur de l’électricité.
Pour elle, ces nouveaux locaux ne représentent pas seulement un meilleur cadre de travail, mais surtout un outil destiné à renforcer l’efficacité de la régulation du marché électrique congolais.
« L’inauguration de ces nouveaux bureaux, loin d’être une simple mise à disposition d’un cadre de travail moderne, traduit une vision : celle d’une institution appelée à jouer un rôle de plus en plus déterminant dans la consolidation de la réforme du secteur de l’électricité », a-t-elle souligné.

La patronne de l’ARE a rappelé que la régulation constitue un maillon essentiel du développement économique.
« Elle crée la confiance nécessaire à l’investissement, garantit l’équilibre entre les intérêts des opérateurs et ceux des consommateurs, favorise une concurrence saine et contribue à la stabilité du marché », a-t-elle expliqué.

Selon elle, les premiers mois de son mandat ont déjà permis d’enregistrer plusieurs avancées, notamment dans l’amélioration des procédures administratives et le traitement des dossiers liés aux investissements énergétiques.
« Notre ambition est que chaque licence accordée se traduise effectivement par un investissement, que chaque investissement devienne un projet concret et que chaque projet produise les mégawatts nécessaires à l’alimentation de nos industries, de nos services et de nos ménages », a déclaré Soraya Aziz Moto Souleymane.

Elle a également réaffirmé sa détermination à rapprocher l’ARE des standards internationaux de régulation et à renforcer la sécurité juridique des investisseurs.
Dans une formule qui a marqué l’assistance, elle a repris un engagement cher au Président de la République.
« Les ténèbres ne régneront pas toujours sur la RDC », a-t-elle cité.

Représentant le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, retenu par une mission officielle liée à la visite d’État du Président burundais Évariste Ndayishimiye à Kinshasa, le Secrétaire général Alfred Liboko a salué les premiers résultats enregistrés sous le nouveau management de l’ARE.
Pour lui, l’inauguration de ce siège marque une étape importante dans la consolidation de la réforme énergétique engagée par le Gouvernement.

« Le bâtiment que nous inaugurons aujourd’hui n’est pas un simple édifice administratif. Il est le symbole tangible d’une institution qui grandit, se consolide et s’affirme progressivement comme un acteur incontournable de la gouvernance énergétique nationale », a-t-il déclaré.
Le représentant du ministre a insisté sur le rôle stratégique de l’ARE dans un contexte d’ouverture du marché de l’électricité à de nouveaux opérateurs publics et privés.
« Sans sécurité réglementaire, l’investissement se ralentit. Sans confiance, la concurrence devient inéquitable. Sans arbitrage impartial, les tensions entre opérateurs fragilisent l’écosystème », a-t-il rappelé.

Tout en félicitant la Direction générale et le Conseil d’administration pour les efforts déjà consentis, il a exhorté les cadres et agents de l’institution à transformer cette amélioration des conditions de travail en résultats concrets.
« Le prestige d’une institution ne se mesure pas seulement à la qualité de ses infrastructures, mais à la crédibilité de ses décisions et à l’impact concret de son action sur le terrain », a-t-il martelé.
Le point d’orgue de la cérémonie a été la coupure du ruban inaugural effectuée par le Secrétaire général Alfred Liboko, accompagné de la Directrice générale Soraya Aziz Moto.
Les autorités présentes ont ensuite participé à une visite guidée des nouveaux locaux, conduite par la Directrice générale elle-même. Cette immersion a permis de découvrir des espaces de travail modernes conçus pour répondre aux exigences d’une institution appelée à jouer un rôle central dans la transformation du secteur électrique congolais.
L’ARE entend renforcer la qualité de la régulation, améliorer l’accompagnement des investisseurs, protéger davantage les consommateurs et contribuer à l’atteinte de l’objectif national d’un accès plus large à une électricité fiable, moderne et durable.

Dans un pays disposant de l’un des plus importants potentiels énergétiques du continent africain, mais où une grande partie de la population reste encore privée d’électricité, la modernisation de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité apparaît désormais comme un maillon essentiel de la réussite de la réforme énergétique nationale.
Lydia Mangala


