La République démocratique du Congo poursuit sa lutte contre la maladie à virus Ebola, avec une épidémie qui reste concentrée dans cinq provinces notamment l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. Selon le dernier rapport de situation publié le mercredi 5 août 2026 par les autorités sanitaires, l’épidémie demeure géographiquement contenue, malgré un bilan toujours préoccupant de 3 973 cas confirmés et 1 801 décès enregistrés depuis le début de la flambée.
Au cours des dernières 24 heures, aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée. La maladie reste circonscrite à 51 zones de santé sur les 140 que comptent les cinq provinces affectées. L’Ituri demeure toutefois le principal foyer de contamination, concentrant à elle seule 87,1 % des cas cumulés.
Parmi les provinces touchées, l’Ituri reste la plus affectée avec 28 zones de santé contaminées sur 36. La province concentre la majorité des cas enregistrés, notamment autour de plusieurs foyers dont celui de Mongbwalu, devenu l’un des principaux points de surveillance de l’épidémie.
Le Nord-Kivu compte pour sa part 12 zones de santé touchées sur 34, tandis que le Haut-Uélé enregistre 5 zones de santé affectées sur 13. La Tshopo compte également 5 zones de santé concernées sur 23.
Dans le Sud-Kivu, une seule zone de santé, Miti-Murhesa, reste affectée, avec déjà 69 jours sans nouveau cas confirmé, un signe encourageant dans le suivi de la situation locale.
Malgré la gravité de la situation, les équipes de riposte enregistrent des avancées dans la prise en charge des malades.
À ce jour, 776 personnes ont été guéries depuis le début de l’épidémie, dont 27 nouvelles guérisons enregistrées au cours des dernières 24 heures. Le Haut-Uélé a également enregistré sa première guérison depuis l’apparition de la maladie dans cette province.
Actuellement, 674 patients sont encore en isolement ou hospitalisés dans les différentes structures de prise en charge.
Le taux de létalité reste élevé, établi à 45,3 %, tandis que le suivi des contacts atteint 75,3 %, un indicateur essentiel pour limiter la propagation du virus.
Les autorités sanitaires poursuivent le renforcement des infrastructures dédiées à la riposte.
En Ituri, le Centre de traitement Ebola (CTE) de Rwankole a été inauguré avec une capacité de 120 lits, afin d’améliorer l’accueil et la prise en charge des patients.
Parallèlement, les travaux se poursuivent pour renforcer les centres de traitement de Musienene et de Beni au Nord-Kivu, tandis que l’équipement du centre d’Isiro dans le Haut-Uélé avance progressivement.
Les dispositifs de surveillance épidémiologique et les laboratoires restent également opérationnels afin de détecter rapidement les nouveaux cas et d’interrompre les chaînes de transmission.
La surveillance reste au cœur de la stratégie de riposte. Au cours des dernières 24 heures, 876 alertes ont été investiguées par les équipes sanitaires.
Les autorités indiquent également qu’aucun nouveau cas n’a été enregistré parmi les personnels de première ligne, tandis que 100 % des sites identifiés en Ituri ont été décontaminés.
Ces actions visent à réduire les risques de propagation dans les communautés et à protéger les agents engagés quotidiennement dans la réponse sanitaire.
La lutte contre Ebola repose également sur l’implication des communautés.
Les activités de communication des risques et d’engagement communautaire se poursuivent avec plus de 12 000 personnes sensibilisées, l’implication de 36 radios communautaires et la clarification de 16 rumeurs liées à la maladie.
Aux points d’entrée et de contrôle, 96,6 % des voyageurs ont été contrôlés, un dispositif destiné à limiter la propagation du virus vers de nouvelles zones.
Les autorités sanitaires rappellent à la population l’importance de consulter rapidement en cas de symptômes suspects et invitent toute personne présentant des signes compatibles avec Ebola à contacter gratuitement le 151.
Alors que l’épidémie reste sous surveillance dans cinq provinces, les équipes de riposte poursuivent leurs efforts pour contenir la circulation du virus, renforcer la prise en charge et accélérer l’identification des nouveaux cas.
Lydia Mangala


