Le Gouvernement de la République démocratique du Congo veut accélérer le rythme des réformes économiques afin de rendre le pays plus attractif pour les investisseurs. Réunis mercredi 24 juin à Kinshasa, les principaux acteurs publics et privés ont validé une feuille de route de mesures prioritaires destinées à améliorer rapidement les performances de la RDC dans le programme Business Ready (B-Ready) de la Banque mondiale.
La réunion du Comité de pilotage du groupe thématique « Climat des Affaires, Partenariat Public-Privé, Promotion des Investissements et de l’Emploi » s’est tenue à l’Hôtel Rotana sous la présidence du Ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo Mbwizya.

Portée par le Ministère du Plan avec l’appui technique de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements, cette initiative vise à mettre en œuvre, avant la fin du mois de septembre 2026, une série de mesures dites « Quick Wins », c’est-à-dire des actions simples, rapidement applicables et capables de produire des résultats visibles à court terme.
Autour de la table, représentants du Gouvernement, partenaires techniques et financiers, membres du secteur privé, experts du climat des affaires et organisations de la société civile ont travaillé à l’identification des réformes susceptibles d’améliorer concrètement l’environnement économique du pays.

Pour les autorités congolaises, le programme Business Ready est bien plus qu’un simple classement international. Il constitue un outil permettant de mesurer l’efficacité des services publics, la qualité du cadre réglementaire et les conditions offertes aux entreprises.
Les résultats du rapport Business Ready 2025 ont montré que la RDC a enregistré certaines avancées, notamment sur le plan réglementaire. Toutefois, plusieurs défis subsistent, en particulier dans l’efficacité opérationnelle des administrations publiques et la qualité des services rendus aux investisseurs.

Dans son intervention, Guylain Nyembo a insisté sur la nécessité de transformer les constats en actions.
Il a souligné que l’ambition est de faire du rapport Business Ready un véritable outil de pilotage des réformes. Les recommandations formulées permettront d’améliorer concrètement l’environnement des affaires et de renforcer la compétitivité de notre économie.

Prenant la parole à son tour, la Directrice générale de l’ANAPI, Rachel Pungu Luamba, a rappelé que l’amélioration du climat des affaires ne dépend plus uniquement de la production de textes légaux.
Selon elle, les investisseurs attendent désormais des changements visibles dans leur quotidien, notamment en matière de simplification administrative, de transparence et d’efficacité des services publics.

Elle a plaidé pour une approche axée sur des résultats mesurables et une meilleure coordination entre les différentes institutions impliquées dans les réformes.
La feuille de route validée prévoit plusieurs interventions ciblées dans des secteurs stratégiques. Les mesures concernent notamment la fiscalité, le commerce, l’accès au financement, la concurrence, le règlement des différends commerciaux ainsi que les procédures liées à l’insolvabilité.

L’objectif est de lever progressivement les obstacles qui freinent les investissements et compliquent l’activité des entreprises.
Le Gouvernement espère renforcer la confiance des opérateurs économiques, encourager l’investissement privé et créer un environnement plus favorable à l’initiative entrepreneuriale.
Outre les classements internationaux, les autorités voient dans cette démarche un levier important pour stimuler la croissance économique et favoriser la création d’emplois.
En améliorant la qualité de son environnement des affaires, la RDC ambitionne d’attirer davantage d’investissements productifs, de soutenir la diversification de son économie et de créer des opportunités durables pour sa population.
La validation de cette feuille de route marque ainsi une nouvelle étape dans les efforts entrepris pour moderniser l’économie congolaise. Les différents acteurs impliqués se sont engagés à assurer un suivi régulier des réformes afin que les premiers résultats puissent être perceptibles dès les prochaines évaluations prévues par la Banque mondiale.
Pour le Gouvernement, le défi est de passer des intentions aux réalisations concrètes afin de faire du climat des affaires un véritable moteur de développement économique.
Lydia Mangala


