Les écoles de la République démocratique du Congo ont rouvert leurs portes mardi 1er septembre pour le démarrage effectif de l’année scolaire 2026-2027. À Kinshasa, enseignants et élèves ont répondu présents, donnant le coup d’envoi d’une nouvelle année placée sous le signe de l’action, de la qualité des apprentissages et de la protection des apprenants.
À la N’Sele, plusieurs établissements, notamment l’Institut Technique Agricole et Vétérinaire (ITAV) et l’École Primaire 1 (EP1) N’Sele, ont participé au lancement officiel de cette rentrée. Après la cérémonie, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a effectué une ronde dans plusieurs écoles de la capitale afin de constater de visu les conditions de reprise des activités scolaires.
Cette descente sur le terrain lui a notamment permis de s’assurer de la présence des enseignants, de l’accueil des élèves et du fonctionnement des établissements au premier jour de cette nouvelle année scolaire.

Pour Raïssa Malu, l’enjeu de cette nouvelle année scolaire est désormais de transformer les réformes engagées en résultats visibles dans les salles de classe.
« Cette rentrée doit être celle de l’exécution », a déclaré la ministre d’État, appelant l’ensemble de l’administration éducative à passer de la conception des réformes à leur mise en œuvre effective.
De l’administration centrale aux écoles, en passant par les provinces éducationnelles et les sous-divisions, elle a insisté sur la nécessité d’une administration davantage présente sur le terrain, attentive aux réalités des établissements et orientée vers les résultats.
Au centre de cette démarche : l’élève. L’amélioration des apprentissages doit, selon la ministre, demeurer la finalité première de l’action éducative.
Cette rentrée intervient toutefois dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, humanitaires et sanitaires dans certaines régions du pays. Le ministère de l’Éducation nationale entend ainsi garantir la continuité des apprentissages tout en adaptant les dispositifs aux réalités locales.
Dans les zones confrontées à des risques sanitaires, notamment celles concernées par l’épidémie d’Ebola, des mesures de prévention doivent être renforcées en collaboration avec les autorités compétentes.
Lorsque les circonstances l’exigent, des solutions alternatives, notamment l’enseignement à distance, pourront également être mobilisées afin d’éviter une interruption prolongée de la scolarité.
Parmi les mesures annoncées pour cette année scolaire figure également le déploiement de 78 cantines scolaires, à raison de trois par province dans cette première phase.
Cette initiative vise à mieux prendre en compte les conditions matérielles dans lesquelles les enfants suivent leur formation, alors que l’environnement scolaire constitue également un facteur important de réussite des apprentissages.
Le ministère prévoit par ailleurs l’installation progressive des Clubs de Veille Citoyenne (CVC) dans les établissements scolaires. Ces espaces doivent contribuer à développer chez les élèves le sens de la responsabilité, du patriotisme, du respect du bien commun et des valeurs républicaines.
La ministre d’État a également adressé un message aux enseignants, dont elle a salué la mobilisation à l’occasion de cette rentrée.
Tout en réaffirmant la volonté du Gouvernement de poursuivre les efforts visant à améliorer et sécuriser leurs conditions sociales, Raïssa Malu les a invités à rester concentrés sur leur mission pédagogique.
« Je vous demande de placer l’élève au centre de votre mission, d’être présents dans vos classes, d’enseigner avec exigence, de respecter l’éthique de votre profession et de veiller effectivement à ce que les enfants apprennent », a-t-elle insisté.
Elle a également appelé l’administration éducative à renforcer le suivi pédagogique, la redevabilité et la culture des résultats.
Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a également pris part à la cérémonie de lancement. Dans son intervention, il a salué les réformes engagées dans le secteur éducatif et encouragé la communauté scolaire à renforcer son engagement citoyen.
Pour le gouverneur, l’école doit également participer à l’amélioration du cadre de vie de la capitale.
« L’assainissement de notre ville commence aussi à l’école », a-t-il déclaré, appelant les établissements scolaires à devenir des modèles en matière de propreté, d’hygiène, de discipline et de citoyenneté.
Il a par ailleurs exhorté les élèves à cultiver la créativité, la discipline et le sens des responsabilités afin de contribuer, à leur niveau, à la transformation de Kinshasa et du pays.
Avec plus de 31 millions d’élèves attendus à travers la RDC, l’année scolaire 2026-2027 s’ouvre ainsi avec l’ambition de faire de l’exécution des réformes une réalité quotidienne dans les écoles, tout en plaçant l’apprentissage, la protection et l’épanouissement de l’élève au cœur de l’action éducative.
Lydia Mangala


