L’ancien directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, a salué la promulgation de la loi sur le contenu local par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’il considère comme une avancée historique vers la souveraineté économique de la République démocratique du Congo.
Dans un message publié sur son compte X, il a rendu hommage au chef de l’État pour son implication dans l’élaboration et le suivi de cette réforme, depuis les premières étapes de sa conception jusqu’à sa promulgation définitive.
« La promulgation de la loi sur le contenu local par le Président de la République constitue un signal fort en faveur de l’indépendance et de la souveraineté économiques de la République démocratique du Congo », a-t-il affirmé.
Selon Miguel Kashal, cette réforme concrétise un engagement pris par Félix Tshisekedi lors de la campagne présidentielle de 2023, celui de renforcer la participation des Congolais dans la création et la redistribution des richesses produites sur le territoire national.
Il rappelle que le processus a débuté avec l’arrêté ministériel du 15 février 2024 portant création de la commission chargée de l’élaboration de la loi sur le contenu local. Le texte a ensuite bénéficié des contributions d’experts nationaux et internationaux avant d’être adopté par le Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka lors de la 46ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le 6 juin 2025.
Le projet a été enrichi au cours de la 89ᵉ réunion du Conseil des ministres du 15 mai 2026, grâce à plusieurs amendements suivis personnellement par le chef de l’État, avant son examen et son adoption par les deux chambres du Parlement.
Pour Miguel Kashal, cette loi introduit des avancées majeures en faveur des citoyens congolais. Elle prévoit notamment une participation des personnes physiques et morales congolaises comprise entre 20 et 30 % dans le capital social des entreprises principales, ainsi qu’une attribution de 5 à 6 % du capital aux travailleurs des sociétés concernées.
« Le contenu local n’est plus une ambition. Il est désormais une réalité juridique qui place la RDC sur la voie d’une souveraineté économique durable », a déclaré l’honorable Miguel Kashal.
L’ancien DG de l’ARSP estime que cette réforme inscrit la RDC dans la lignée de plusieurs pays ayant fondé leur développement sur la valorisation de leurs ressources nationales et de leur capital humain.
Il cite notamment les États-Unis avec le Buy American Act de 1933, l’Inde et le mouvement Swadeshi, la Chine et sa politique de réforme économique lancée en 1978, le Nigeria et sa législation sur le contenu local dans le secteur pétrolier, l’Afrique du Sud avec le Black Economic Empowerment, la Norvège pour sa stratégie de développement de son industrie pétrolière nationale, ainsi que le Ghana, qui a fait du contenu local un pilier de son modèle énergétique.
Miguel Kashal a également salué le rôle joué par les députés nationaux et les sénateurs dans l’adoption de cette réforme, mettant en avant leur patriotisme et leur engagement en faveur des intérêts économiques du pays.
Il appelle l’ensemble des Congolais à s’approprier cette nouvelle loi afin d’en faire un véritable moteur de création de richesses, d’emplois et de promotion de l’expertise nationale.
Pour lui, la réussite du contenu local dépendra désormais de sa mise en œuvre effective et de la mobilisation collective autour de cette vision d’une économie davantage contrôlée et valorisée par les Congolais eux-mêmes, dans une dynamique de souveraineté économique durable et inclusive.
Lydia Mangala


