Le partenariat entre la République démocratique du Congo et l’Allemagne s’est retrouvé au centre d’un échange consacré à la paix, au développement économique et à la valorisation des ressources naturelles. La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’est entretenue, vendredi 25 septembre 2026 à New York, avec Niels Annen, secrétaire d’État allemand à la Coopération économique et au Développement.
Les discussions ont porté sur plusieurs axes du partenariat RDC–Allemagne, notamment la stabilisation dans l’Est du pays, les investissements, les minerais critiques, la transformation locale des ressources, la protection du bassin du Congo et la transition énergétique.
Outre l’exploitation des ressources naturelles, Kinshasa souhaite davantage miser sur leur transformation sur le territoire national. Lors de cet échange, Thérèse Kayikwamba Wagner a plaidé pour une coopération davantage orientée vers les investissements privés, l’industrialisation et le transfert de technologies.
L’objectif est de favoriser l’émergence de chaînes de valeur responsables capables de générer davantage d’activités économiques et d’emplois en RDC.
Cette orientation place notamment les minerais critiques parmi les secteurs stratégiques du partenariat entre les deux pays, avec l’ambition de renforcer les capacités locales plutôt que de limiter la valorisation des ressources à leur extraction.
La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC a également figuré parmi les sujets abordés. Pour Kinshasa, les efforts de stabilisation demeurent étroitement liés aux perspectives de développement économique et d’investissement.
Le dialogue avec Berlin s’inscrit ainsi dans une approche qui associe les enjeux de paix aux questions économiques, notamment la création d’un environnement permettant aux investissements et aux activités industrielles de se développer.
Les deux responsables ont également évoqué la protection du bassin du Congo, l’un des principaux enjeux environnementaux liés aux politiques de développement de la RDC.
La transition énergétique constitue également un axe de discussion, dans un contexte où les minerais critiques occupent une place croissante dans les chaînes de valeur liées aux technologies et aux énergies nouvelles.
Kinshasa veut faire évoluer son partenariat avec l’Allemagne vers davantage d’investissements, de transformation locale et de transfert de compétences, tout en intégrant les impératifs de protection environnementale et de stabilité. Aucun accord ni financement précis n’a toutefois été annoncé à l’issue de cette rencontre.
Lydia Mangala


