Après trois jours d’efforts intensifs, les autorités sont parvenues, ce samedi 4 juillet 2026, à évacuer la carcasse d’une baleine de 12 tonnes échouée sur une plage de Muanda, dans la province du Kongo-Central. Cette intervention spectaculaire a nécessité des moyens logistiques exceptionnels et suscité la curiosité de nombreux riverains.
Une grue de 42 tonnes, acheminée depuis Matadi, a été indispensable pour extraire la dépouille du mammifère marin, immobilisée dans le sable. Les équipements disponibles sur place, notamment les tracteurs et autres engins légers, se sont révélés insuffisants, obligeant les équipes à solliciter un important renfort logistique afin de mener l’opération à son terme.
Conduite sous la supervision des autorités locales et des techniciens de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), l’opération a duré plusieurs heures. Sur la plage, habitants et responsables administratifs ont suivi les manœuvres avec attention, entre étonnement et soulagement, lorsque la baleine a finalement été remorquée vers un site approprié pour son traitement.
« Cette évacuation constitue une étape importante dans la gestion de ce type d’incident », a indiqué un expert de l’ICCN. Selon lui, cette expérience permettra de tirer des enseignements utiles pour améliorer les mécanismes d’intervention et renforcer la coordination entre les différents services concernés.
Au-delà de l’événement, cet épisode met en évidence les limites des capacités logistiques disponibles sur le littoral congolais. Face à des animaux de grande taille, les moyens locaux demeurent insuffisants, ce qui souligne la nécessité de renforcer la préparation, les équipements et les protocoles d’intervention afin de garantir une prise en charge plus rapide et plus efficace.
Les échouages de cétacés, bien que relativement rares sur les côtes congolaises, présentent d’importants risques sanitaires et environnementaux. Leur gestion requiert des procédures strictes, une expertise spécialisée ainsi que des moyens techniques adaptés pour l’évacuation et le traitement des carcasses.
Joëlle Luniongo


