La ville de Kinshasa veut tourner la page de la perception manuelle de la taxe de stationnement. Le gouvernement provincial a annoncé, jeudi, la mise en place prochaine d’un système digitalisé destiné à moderniser la collecte de cette taxe et à limiter les pertes liées au coulage des recettes.
Cette décision a été prise lors d’une réunion du gouvernement provincial présidée par le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba. Selon un communiqué de l’Hôtel de Ville, le nouveau dispositif sera développé à travers la plateforme Makuta-Karobase, en collaboration avec l’Agence provinciale de développement numérique de Kinshasa (APDNK).

Avec cette réforme, les agents du secteur des transports ne seront plus chargés de percevoir directement les frais de stationnement auprès des usagers. L’objectif est de dématérialiser le processus, d’assurer une meilleure traçabilité des paiements et de renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Le gouverneur Daniel Bumba a insisté sur la nécessité d’un encadrement strict de cette taxe, considérée comme une source importante de revenus pour la capitale au regard du nombre élevé de véhicules concernés, notamment les motos, taxis et taxis-bus qui circulent quotidiennement dans la ville.
Au cours de cette réunion, l’autorité urbaine a également demandé aux services concernés de présenter des propositions concrètes sur plusieurs aspects liés à la réforme, notamment l’aménagement des parkings, les procédures à suivre en cas d’infraction, les mécanismes de contrôle, les mesures d’accompagnement ainsi que la communication destinée à sensibiliser les usagers.
La question de la mutualisation des taxes et redevances dans le secteur des transports a également été évoquée parmi les pistes de réforme. Pour Jésus-Noël Sheke, ministre provincial des Transports, cette approche pourrait contribuer à simplifier le système fiscal appliqué au secteur et à améliorer son efficacité.

L’exécutif provincial évidage de moderniser la gouvernance financière de Kinshasa, réduire les pratiques frauduleuses et optimiser les recettes issues du transport urbain, dans un contexte où la capitale cherche à renforcer ses capacités de financement pour répondre aux nombreux défis liés à la mobilité et aux services publics.
Lydia Mangala


