La Coalition Article 64 (C64), regroupant plusieurs figures de l’opposition congolaise, a officiellement confirmé l’organisation de sa marche pacifique prévue le mercredi 22 juillet 2026 à Kinshasa. Dans une correspondance adressée au gouverneur de la ville et consultée par notre rédaction, les organisateurs demandent aux autorités de prendre les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des manifestants.
Signée par Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, cette lettre, datée du 4 juillet 2026, informe l’autorité urbaine de la tenue d’une manifestation pacifique conformément à l’article 26 de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Selon les organisateurs, cette mobilisation vise à réaffirmer l’attachement des citoyens au respect de la Constitution, à la défense de l’État de droit ainsi qu’à la préservation de l’ordre constitutionnel. Elle doit également permettre la remise d’un mémorandum au Président de la République.
D’après la correspondance, les manifestants partiront de différentes communes de Kinshasa avant de converger vers le Palais de la Nation, où un sit-in pacifique est prévu à partir de 9 heures.
« Nous vous prions de prendre acte du caractère strictement pacifique de cette activité et de prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité des participants ainsi que le bon déroulement de cette manifestation démocratique, conformément à la Constitution et aux lois de la République », peut-on lire dans la lettre adressée au gouverneur de Kinshasa.
Les organisateurs précisent que cette correspondance constitue une information préalable au sens de l’article 26 de la Constitution, qui encadre l’exercice de la liberté de manifestation.
Des copies de cette notification ont également été transmises, pour information, au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, au commissaire provincial de la Police nationale congolaise, à l’administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), ainsi qu’aux bourgmestres des communes concernées par les différents itinéraires de la marche.
Cette confirmation intervient alors que le Gouvernement et plusieurs institutions, dont la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), multiplient les consultations afin d’assurer un encadrement sécurisé de cette manifestation annoncée par l’opposition. Le choix du Palais de la Nation comme point de chute demeure au centre des discussions entre les organisateurs et les autorités compétentes.

Lydia Mangala


