Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à faire du numérique un moteur de l’autonomisation économique des femmes, samedi 11 juillet, à l’occasion de la première édition de la Foire des solidarités féminines « To Tombwama », organisée au Centre culturel de l’INA à Kinshasa par la Fondation Putshu pour Femmes.
Parrain de cette première édition, le membre du Gouvernement a salué une initiative qu’il considère comme un espace de rencontre, de formation, de réseautage et de développement des opportunités économiques pour les femmes congolaises.

« To Tombwama, levons-nous, tenons-nous debout. Ce mot d’ordre traduit parfaitement la volonté de renforcer la place de la femme congolaise dans le développement économique de notre pays », a déclaré Augustin Kibassa Maliba devant les participantes, les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs acteurs engagés dans la promotion du leadership féminin.
Le ministre a inscrit cette démarche dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’il a présenté comme un promoteur de la masculinité positive et d’une société plus inclusive, où les femmes disposent des mêmes opportunités pour contribuer au développement national. Il a également salué les actions menées par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, en faveur du leadership féminin.
Au cœur de son intervention, Augustin Kibassa Maliba a insisté sur le potentiel du numérique comme levier de transformation économique. Selon lui, les technologies numériques offrent aujourd’hui aux femmes entrepreneures la possibilité d’élargir leurs marchés, d’accéder aux services financiers digitaux, de développer leurs activités grâce au commerce en ligne et de surmonter les contraintes géographiques qui freinent souvent leur croissance.
Le ministre a rappelé que cette ambition s’appuie notamment sur le Code du Numérique ainsi que sur le Projet d’accélération de la transformation numérique, doté de 510 millions de dollars américains. Pour lui, le développement des compétences numériques des femmes et des jeunes filles constitue un investissement stratégique pour l’avenir de la République démocratique du Congo.

Dans cette dynamique, il a invité les entreprises technologiques, les opérateurs de télécommunications, les banques, les incubateurs, les universités ainsi que les partenaires techniques et financiers à renforcer leurs programmes de mentorat, de financement et d’accompagnement destinés aux entrepreneures congolaises.
La cérémonie s’est achevée sur une note de reconnaissance de la part de la Fondation Putshu pour Femmes. Sa présidente a remercié Augustin Kibassa Maliba pour avoir accepté d’être le parrain de cette première édition et a formulé le souhait que la deuxième édition de la Foire des solidarités féminines soit entièrement consacrée au numérique.

Selon elle, une telle orientation permettrait de renforcer davantage les capacités des femmes dans les métiers du numérique et de leur ouvrir de nouvelles perspectives dans une économie de plus en plus tournée vers l’innovation et les technologies.
Lydia Mangala


