La chancellerie de l’Archidiocèse de Kinshasa a dénoncé, dans un communiqué rendu public le 20 juin 2026, l’occupation non autorisée du parvis de l’Archevêché par un groupe de militants se réclamant de l’UDPS. L’incident s’est produit en fin de matinée et a nécessité l’intervention de la Police nationale congolaise, selon le texte signé par l’institution ecclésiastique.
D’après le communiqué, ces militants ont investi l’espace situé devant l’Archevêché pour y mener des activités politiques et y installer des symboles du parti. Invités à quitter les lieux, ils auraient proféré des injures et des menaces à l’endroit des autorités de l’Église. L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis de rétablir le calme et d’éviter tout incident majeur, précise la chancellerie, qui remercie les services de sécurité pour leur professionnalisme.
L’archidiocèse qualifie cet acte de « provocation inacceptable » et le condamne fermement. Le communiqué estime que de tels agissements portent atteinte au droit de propriété, au respect des institutions ecclésiastiques et à la sacralité des lieux de culte, ainsi qu’aux principes du vivre-ensemble. L’incident intervient dans un contexte de préoccupations accrues du clergé concernant la sécurité de certaines paroisses et structures ecclésiales.
La chancellerie adresse un appel aux autorités politico-administratives et sécuritaires afin de garantir la protection des personnes et des biens de l’Église. Elle invite également les fidèles et toutes les personnes de bonne volonté au calme, à la vigilance et à la prière, réaffirmant son attachement à la paix, au dialogue et au respect des institutions.
Le communiqué se conclut par une invocation de protection, confiant la ville-province de Kinshasa à la Vierge Marie et implorant le retour durable de la paix et du respect mutuel. Cet épisode relance ainsi les interrogations sur la sécurité des lieux de culte et sur la frontière entre expression politique et respect des espaces sacrés.

Joëlle Luniongo


