Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, vendredi 3 juillet 2026, deux projets de loi autorisant la ratification d’accords stratégiques destinés à renforcer l’intégration du pays dans le commerce multilatéral et à diversifier ses partenariats économiques internationaux.
Il s’agit de l’Accord sur le Partenariat Économique Global (APEG), signé le 2 février dernier à Abu Dhabi avec les Émirats arabes unis, ainsi que du nouvel Accord international sur le cacao (AIC), conclu le 2 juin 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Ces textes ont été défendus devant la Chambre haute du Parlement par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, qui a répondu aux différentes préoccupations soulevées par les sénateurs avant leur adoption.

Selon le ministre, l’Accord sur le Partenariat Économique Global conclu avec les Émirats arabes unis constitue une avancée majeure pour les exportations congolaises.
Ce partenariat permettra notamment à près de 6 000 produits « Made in DRC » d’accéder au marché émirati sans être soumis aux droits de douane, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives commerciales aux entreprises nationales.
Julien Paluku a souligné que cet accord favorisera également l’accroissement des investissements, le renforcement des capacités productives du pays, la coopération douanière ainsi que la diversification des partenaires économiques de la RDC.
Il devrait en outre encourager le transfert de technologies et contribuer aux efforts de lutte contre la pauvreté grâce à une meilleure insertion du pays dans les circuits internationaux du commerce.
Le Sénat a également donné son feu vert à la ratification du nouvel Accord international sur le cacao, offrant à la République démocratique du Congo une participation accrue à la gouvernance mondiale de cette filière agricole stratégique.
Grâce à cet accord, le pays pourra prendre part aux grandes décisions relatives à la régulation des prix du cacao sur le marché international et bénéficier d’un meilleur accompagnement en faveur des producteurs locaux.
Le texte prévoit également le développement des chaînes de valeur à travers la promotion de la transformation locale du cacao, une démarche qui vise à accroître la valeur ajoutée des produits agricoles congolais et à créer davantage d’emplois dans le secteur.
Par ailleurs, l’accord permettra à la RDC d’accéder à des données stratégiques, à des statistiques spécialisées ainsi qu’à des informations confidentielles utiles au développement de l’industrie cacaoyère nationale.
Les autorités congolaises entendent consolider la place de la RDC dans le commerce international tout en diversifiant ses débouchés économiques et ses partenariats stratégiques.
Le Gouvernement mise ainsi sur une intégration accrue aux marchés mondiaux pour stimuler la production nationale, attirer les investissements étrangers et soutenir la transformation locale des matières premières, conformément à sa vision de développement économique durable.
Ces ratifications constituent une nouvelle étape dans la politique de modernisation du commerce extérieur congolais et dans la volonté de faire du pays un acteur plus influent au sein des grandes chaînes de valeur internationales.
Lydia Mangala


