Une avancée majeure se profile pour les agents de l’Inspection générale du travail (IGT). Reçue par le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, accompagné du vice-ministre Élysée Bokumwana, une délégation de l’IGT a obtenu l’assurance que son intégration à la paie de l’État est désormais programmée pour le quatrième trimestre de l’année 2026.
À l’issue de la rencontre, le président du comité de suivi de la paie à l’Inspection générale du travail, Jean Paul Yamabo, a salué cette évolution qu’il considère comme une étape déterminante dans la mise en œuvre de la réforme engagée au sein du service.

« Aujourd’hui, nous pouvons dire sans hésitation qu’après arbitrage, notre service, l’Inspection générale du travail, est programmé pour l’intégration au quatrième trimestre de cette année », a-t-il déclaré.
Au cours des échanges avec le responsable du Budget, la délégation de l’IGT a présenté plusieurs préoccupations portant notamment sur la prise en charge salariale des agents recrutés en 2023, le respect de la grille barémique ainsi que l’application de la grille de rémunération des agents administratifs.

Selon Jean Paul Yamabo, cette audience a permis d’examiner ces revendications dans un climat d’écoute et de concertation, ouvrant la voie à des solutions attendues depuis plusieurs mois.
Il a rappelé que la réforme de l’Inspection générale du travail, lancée en 2023, repose sur cinq piliers. Trois d’entre eux ont déjà été réalisés, à savoir le recrutement des agents, leur déploiement sur le terrain ainsi que leur affectation à travers le pays. La réforme entre désormais dans une nouvelle phase consacrée à la rémunération et à l’amélioration des conditions de travail.
« Nous sommes arrivés à la Vice-primature pour discuter des questions liées à notre service. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’il y a une avancée importante », a-t-il souligné.

Le président du comité de suivi de la paie a également indiqué que l’Inspection générale du travail compte actuellement 2 508 inspecteurs, contrôleurs et agents administratifs répartis sur l’ensemble du territoire national. Leur mécanisation et leur intégration effective à la paie figurent parmi les principales attentes des personnels.
Reconnaissant que le Vice-Premier ministre Adolphe Muzito a hérité de ce dossier après le recrutement intervenu en 2023, Jean Paul Yamabo a salué la disponibilité des autorités budgétaires à poursuivre les discussions jusqu’à leur aboutissement.
« Nous avons noté que Son Excellence est là pour nous. Les portes sont grandement ouvertes. Il nous écoute, discute avec nous et cherche des solutions durables. Nous repartons avec beaucoup d’espoir et nous travaillons pour concrétiser les engagements pris dans notre cahier des charges », a-t-il conclu.
Avec cette programmation de l’intégration à la paie au quatrième trimestre 2026, l’Inspection générale du travail franchit une nouvelle étape dans le processus de réforme de ses services, avec l’ambition d’améliorer les conditions de travail de ses agents et de renforcer l’efficacité de l’administration du travail en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


