La Nouvelle Société Civile congolaise annonce l’organisation d’une marche pacifique baptisée « Tolembi Molili », prévue samedi 4 octobre 2026 à Kinshasa. La mobilisation vise à dénoncer les difficultés persistantes d’accès à l’électricité et à porter un mémorandum à la Direction générale de la Société nationale d’électricité (SNEL).
Selon la correspondance adressée à l’Hôtel de Ville le mardi 29 septembre, les organisateurs prévoient un rassemblement à 8h00 à la Place Victoire, avant un départ par l’avenue Kasa-Vubu en direction de la Direction générale de la SNEL, à Gombe. L’effectif annoncé est limité à 300 participants.
Baptisée « Tolembi Molili », soit « nous sommes fatigués de l’obscurité », la campagne entend faire entendre les préoccupations des habitants confrontés aux coupures d’électricité.
Ces dernières semaines, plusieurs quartiers de Kinshasa ont effectivement été touchés par des perturbations de la desserte. Des habitants de la Gombe, Kasa-Vubu, Lemba, Matete ou encore Kinsuka-Pêcheur ont témoigné de coupures prolongées affectant leurs activités quotidiennes.
De son côté, la SNEL explique les difficultés actuelles notamment par la baisse saisonnière du niveau des eaux, qui affecte la production hydroélectrique. L’entreprise avait annoncé mi-septembre une amélioration de la desserte dans les semaines suivantes avec la remontée du niveau des eaux et l’arrivée des pluies.
Les organisateurs annoncent le dépôt d’un mémorandum auprès de la Direction générale de la SNEL. La démarche vise à faire remonter les préoccupations liées à la fourniture d’électricité et à demander des réponses face aux difficultés rencontrées par les abonnés.
La campagne est portée par un comité composé notamment d’Emani Kalonji, président, de Jules Etshindo, vice-président, et de Doudou Kapanga, secrétaire.
Dans leur correspondance, les initiateurs assurent que la manifestation sera pacifique et apolitique, avec un encadrement du cortège et une collaboration annoncée avec la Police nationale congolaise.
Cette mobilisation intervient alors que la question de la régularité de l’accès à l’électricité continue de susciter des plaintes dans plusieurs quartiers de Kinshasa. Des abonnés dénoncent également, dans certaines zones, des coupures récurrentes et des difficultés liées aux compteurs à prépaiement.
Lydia Mangala


