Les performances enregistrées par l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) et l’Office national de l’emploi (ONEM) sont jugées encourageantes à mi-parcours de l’exercice 2026. Le ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, appelle toutefois à accélérer les investissements et à corriger les écarts au cours du second semestre.
Le ministre de l’Emploi et Travail a présidé, jeudi 10 septembre 2026, la cérémonie de clôture de la revue à mi-parcours des contrats-programmes de performance de l’INPP et de l’ONEM.
Cette évaluation constitue une première depuis l’instauration des assignations et des contrats-programmes de performance. Elle vise à mesurer les résultats en cours d’exercice afin d’identifier rapidement les écarts et d’apporter les ajustements nécessaires avant la fin de l’année.
La démarche du gouvernement repose sur une méthode résumée en cinq verbes : « assigner, mesurer, corriger, remobiliser et accélérer ». Pour Ferdinand Massamba, cette revue se veut managériale et non punitive.
« Pour la première fois depuis l’instauration des assignations et des contrats-programmes de performance, nous organisons une revue à mi-parcours afin de ne plus attendre la fin de l’exercice pour constater les écarts, mais de pouvoir les corriger à temps », a-t-il expliqué.
Du côté de l’Office national de l’emploi, le taux d’exécution physique moyen s’établit à 61 %, avec 9 engagements sur 10 entamés.
L’institution a également enregistré des avancées dans sa transformation numérique, notamment avec le déploiement de la Control Room statistique et de l’application mobile MIKUBA.
Le maillage territorial de l’ONEM a, par ailleurs, atteint 40 %, tandis que la contribution patronale est passée de 0,2 % à 0,5 %, avec l’objectif à terme d’atteindre 2 %.
Le ministre a appelé l’ONEM à poursuivre la mobilisation des ressources, à renforcer le recouvrement et à accélérer sa digitalisation afin de mieux jouer son rôle d’intermédiaire entre les entreprises et les demandeurs d’emploi.
L’INPP présente également des résultats jugés positifs. L’institut a mobilisé 144,25 milliards de francs congolais sur 156,36 milliards prévus, soit un taux de réalisation des recettes de 92 %.
Son taux d’exécution budgétaire des dépenses s’élève, quant à lui, à 85 %.
L’établissement bénéficie également du soutien de plusieurs partenaires, notamment l’AFD, la JICA et la Banque mondiale, pour adapter davantage ses programmes de formation aux besoins réels des entreprises et du marché du travail.
Tout en saluant ces performances, Ferdinand Massamba Wa Massamba estime que les acquis doivent désormais être consolidés et les investissements accélérés.
« Pour le second semestre, je recommande à l’INPP et à l’ONEM de consolider leurs acquis, d’accélérer les investissements, de poursuivre les efforts de formation, de renforcer leur rendement et d’accompagner davantage les entités confrontées à des difficultés », a-t-il déclaré.
Le ministre a également demandé à chaque responsable de connaître son niveau d’exécution, les écarts à combler et les mesures à prendre avant le 31 décembre 2026.

La tutelle a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi, notamment à travers la prise en compte des personnes vivant avec handicap dans les mécanismes d’accès à l’emploi.
Ferdinand Massamba a rassuré les dirigeants et agents des deux établissements quant à l’accompagnement de son ministère, avec l’ambition de faire de l’INPP un véritable levier de développement du capital humain et de l’ONEM une plateforme moderne d’intermédiation sur le marché du travail.
« Faisons donc du second semestre 2026 celui de la rigueur, de la remobilisation et de l’accélération afin de présenter au 30 décembre des résultats encore plus probants », a conclu le ministre.
Lydia Mangala


