Ce samedi 27 juin, le Centre de formation de la Police de Kasangulu, dans la province du Kongo-Central, a accueilli la cérémonie de clôture d’un cycle de formation de neuf mois ayant concerné 720 nouvelles recrues de la Police nationale congolaise (PNC). La cérémonie a été présidée par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango.
Ces agents constituent la première promotion formée dans le cadre de la réforme engagée au sein de la PNC, conformément à la Loi de programmation 2026-2030. Ce programme prévoit, à terme, la formation de 90 000 policiers afin de renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

En présence des hauts responsables de la police, des autorités provinciales ainsi que du vice-gouverneur du Kongo-Central, les nouvelles recrues ont prêté serment, s’engageant à servir la nation avec loyauté, discipline et intégrité. La cérémonie a été marquée par des allocutions officielles et plusieurs démonstrations pratiques réalisées par les promus.
Les exercices présentés au public ont porté sur diverses compétences, notamment la police de proximité, l’ordre serré, l’entraînement physique, les techniques d’autodéfense ainsi que les méthodes de maintien et de rétablissement de l’ordre public. Ces démonstrations avaient pour objectif de mettre en évidence le niveau de préparation et les capacités opérationnelles acquises au cours de la formation.

Dans son allocution, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani Lukoo Bihango a insisté sur l’importance d’un comportement exemplaire de la part des nouveaux agents. Il les a exhortés à faire preuve de professionnalisme et d’éthique dans l’exercice de leurs fonctions, tout en abandonnant les pratiques déviantes, notamment celle de la « main tendue », qui ont longtemps terni l’image de la Police nationale congolaise.
Cette première promotion s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de professionnalisation de la PNC, portée par les autorités congolaises dans le cadre de la réforme globale du secteur de la sécurité.
Joëlle Luniongo


