Le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Mohamed Ouahbi, affiche une confiance sereine à la veille du seizième de finale crucial contre les Pays-Bas, tout en balayant les jeux psychologiques de son homologue néerlandais.
À l’aube d’un choc électrique en seizièmes de finale de la Coupe du Monde, la tension monte d’un cran.
Deuxième de son groupe derrière le Brésil à la simple différence de buts, le Maroc s’apprête à défier les Oranje de Ronald Koeman. Ce dernier a habilement tenté de transférer la pression en désignant le royaume chérifien comme le grand favori de ce duel. Une étiquette que Mohamed Ouahbi a immédiatement et fermement rejetée en conférence de presse.
Pour le technicien marocain, les déclarations d’avant-match relèvent du folklore médiatique. Mohamed Ouahbi préfère se concentrer sur la réalité du rectangle vert et sur la progression constante de son groupe.
« Ça m’est égal. Ce qui va compter, c’est ce qui va se passer sur le terrain. Le Maroc est maintenant respecté et c’est très bien. C’est le fruit d’un travail de longues années. On respecte aussi les Pays-Bas, une grande nation de football et on espère qu’on vivra encore un grand match, comme celui que le Maroc avait joué contre le Brésil », a-t-il déclaré avec assurance.

Le sélectionneur est conscient que la qualification exigera une prestation parfaite. Face à l’armada néerlandaise, la moindre approximation se paiera cash, ce qui pousse le staff à prôner une vigilance absolue.
« Ce ne sera pas juste technique, physique ou mental, mais le tout. Il faudra être complet et prêt à tous les niveaux. C’est ce à quoi on travaille depuis le début. Maintenant, il faut le montrer sur le terrain », a-t-il prévenu.
Ce choc revêt également une dimension symbolique particulière pour plusieurs binationaux de l’effectif, nés ou formés aux Pays-Bas.
Interrogé sur la charge émotionnelle d’une telle rencontre pour ces joueurs, Ouahbi a fait preuve d’une grande pédagogie, fort de sa propre expérience de vie.
« Je sais ce que c’est, car j’ai aussi la nationalité belge et je viens de Belgique. Je n’ai pas trop parlé avec eux, mais c’est clair qu’ils sont Marocains avant tout et qu’ils voudront gagner ce match. Je les vois très tranquilles avec ça, sereins, avec la tête sur les épaules. Ils voudront vraiment gagner pour le Maroc, pas pour faire mal aux Pays-Bas. », a-t-il expliqué.
En piquant l’orgueil de ses joueurs tout en les protégeant de la pression extérieure, Mohamed Ouahbi a parfaitement lancé les hostilités. Les Lions de l’Atlas savent exactement ce qui leur reste à faire pour poursuivre leur aventure mondiale.
Josaphat Mayi


