L’Union des sociétés minières à capitaux chinois en RDC (USMCC) a remis, ce samedi 5 septembre, une contribution de 1 million de dollars américains destinée à soutenir la riposte contre la maladie à virus Ebola. Ce nouvel appui intervient alors que le Gouvernement congolais a déjà mobilisé 50 millions USD pour financer le plan national de réponse sanitaire et que la Chine accompagne parallèlement Kinshasa par une assistance matérielle, financière et médicale.
La cérémonie de remise s’est tenue au cabinet du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, en présence de l’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, et de représentants des entreprises minières à capitaux chinois.
Le Directeur général de l’USMCC a officiellement remis cette contribution au ministre des Mines, en réponse à l’appel à la solidarité lancé le 19 août 2026 par Louis Watum Kabamba à l’ensemble des acteurs du secteur minier.
Rapportée aux ressources publiques déjà engagées, cette contribution représente 2 % des 50 millions USD annoncés par le Gouvernement pour le plan national de riposte. Elle constitue ainsi un apport privé destiné à compléter les moyens mobilisés par l’État face à cette nouvelle épidémie.
Au nom du Gouvernement, Louis Watum Kabamba a salué ce geste, estimant qu’il vient renforcer les efforts engagés pour contenir l’épidémie et protéger les communautés affectées, conformément à la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Cette contribution rappelle une précédente mobilisation des entreprises minières chinoises lors de la pandémie de Covid-19.
En 2020, les membres de l’USMCC avaient déjà participé à la réponse sanitaire dans le sud-est de la RDC. Selon l’ACP, une contribution de 1 million USD avait notamment servi au démarrage et au fonctionnement quotidien de l’Hôpital général de référence du Haut-Katanga. À cette époque, les entreprises membres avaient mobilisé au total plus de 3 millions USD en fonds et matériels dans le Haut-Katanga et le Lualaba.
Six ans plus tard, l’USMCC renouvelle donc son engagement dans un contexte où les groupes miniers chinois occupent une place importante dans l’exploitation et la transformation du cuivre et du cobalt congolais.
Pour l’ambassadeur chinois Zhao Bin, cette contribution traduit la volonté des sociétés minières chinoises d’accompagner les initiatives nationales de solidarité et de renforcer leur responsabilité sociétale au bénéfice des communautés congolaises.
L’intervention du secteur minier dépasse ainsi le cadre habituel de ses obligations liées à la production, aux recettes publiques, aux redevances ou au développement communautaire. Elle s’étend également à l’accompagnement des réponses aux crises sanitaires majeures.
La mobilisation des entreprises minières intervient parallèlement à l’appui apporté par la République populaire de Chine.
Le 26 août 2026, Pékin a remis à Kinshasa trois projets d’assistance humanitaire d’urgence liés notamment à la lutte contre Ebola. Cette aide comprend un soutien matériel et financier.
Depuis le début de l’épidémie, trois missions successives d’experts médicaux chinois ont également été dépêchées en RDC pour contribuer notamment à la collecte des données, à l’évaluation des risques, aux procédures de laboratoire et aux stratégies de prévention.
La riposte congolaise s’appuie par ailleurs sur la collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé et Africa CDC.
Avec ce nouvel appui de 1 million USD, l’USMCC devient l’un des premiers regroupements du secteur minier à répondre concrètement à l’appel lancé par le ministre des Mines.
Pour le Gouvernement, l’enjeu est désormais d’élargir cette mobilisation à l’ensemble de l’écosystème minier, afin d’accroître les ressources disponibles pour la réponse sanitaire.
Dans un secteur qui génère d’importants flux économiques autour du cuivre, du cobalt, de l’or et d’autres minerais, une participation plus large des opérateurs pourrait contribuer davantage au financement de la riposte tout en donnant un contenu concret à leur responsabilité sociale.
Entre l’effort public de 50 millions USD et les contributions privées qui commencent à se multiplier, la lutte contre Ebola se joue désormais aussi sur le terrain de la solidarité collective.
Lydia Mangala


