Luis Enrique ne compte pas s’arrêter au sommet de l’Europe. Après avoir conduit le Paris Saint-Germain à deux sacres consécutifs en Ligue des champions, l’entraîneur espagnol affiche désormais une ambition encore plus grande : offrir au club parisien une troisième couronne européenne consécutive.
Le défi prendra une dimension particulière dès ce mercredi 12 août, avec la Supercoupe d’Europe face à Aston Villa, programmée à 21 heures en Autriche. Cette rencontre lancera officiellement la saison européenne du PSG, mais constituera également un premier rendez-vous pour une équipe déterminée à prolonger son règne sur le continent.
Dans une interview accordée à l’UEFA, Luis Enrique assume cette ambition sans détour. Le technicien espagnol sait qu’un troisième sacre consécutif placerait le PSG aux côtés d’une équipe qui a marqué l’histoire de la compétition : le Real Madrid de Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo et Karim Benzema, vainqueur de la Ligue des champions trois années consécutives, de 2016 à 2018.
« Nous avons un défi unique, quelque chose de pratiquement sans précédent dans l’histoire du football européen : égaler le Real Madrid si nous parvenons à remporter une troisième Champions League consécutive », a expliqué Luis Enrique.
L’entraîneur parisien mesure parfaitement la difficulté d’un tel objectif. La Ligue des champions laisse peu de place à l’erreur et la pression augmente naturellement lorsqu’un club devient l’équipe à battre. Pourtant, Luis Enrique estime que le PSG possède une motivation particulière pour relever ce nouveau défi.
« C’est difficile de continuer à s’imposer. Wow ! C’est d’un tout autre niveau. Personne dans l’histoire n’en a gagné trois de suite, à l’exception du Real Madrid. Nous pouvons les égaler. Mais je ne pense pas qu’il y ait une seule équipe en Europe plus motivée que nous », a-t-il ajouté.
Cette confiance ne repose toutefois pas uniquement sur les trophées déjà remportés. Luis Enrique refuse de s’installer dans le confort du succès. À 56 ans, l’ancien sélectionneur de l’Espagne continue de placer le travail et la progression au centre de sa méthode.
Le technicien asturien revendique d’ailleurs un tempérament profondément compétitif. Pour lui, le football reste avant tout une quête permanente de perfection, aussi bien dans le jeu que dans sa relation avec ses joueurs.
« Je ne suis pas un génie et je n’ai pas envie de l’être. Je pense que je suis né pour la compétition, c’est là que je me sens le plus à l’aise », a-t-il confié.
Depuis son arrivée au PSG à l’été 2023, Luis Enrique a progressivement imposé sa philosophie. Il veut une équipe capable de contrôler les matchs, de comprendre les différentes situations et surtout de progresser collectivement. Son autorité ne repose pas uniquement sur son statut d’entraîneur : il cherche également à convaincre ses joueurs plutôt qu’à leur imposer ses idées.
Cette approche explique pourquoi le technicien espagnol ne considère pas les titres comme une raison de relâcher ses exigences. Chaque nouvelle saison représente, à ses yeux, un nouveau départ.
« J’ai cette obsession constante de vouloir améliorer les performances, ma relation avec les joueurs, avec l’équipe, les exigences qui pèsent sur moi, l’empathie avec l’effectif et d’en tirer le meilleur parti », a-t-il expliqué.
Le PSG se retrouve donc face à une perspective historique. Après avoir conquis l’Europe à deux reprises, le club parisien peut désormais tenter de rejoindre le cercle extrêmement fermé des équipes capables de remporter trois Ligues des champions consécutives.
Luis Enrique, lui, préfère déjà regarder vers l’avenir. Les trophées du passé appartiennent à l’histoire. Le prochain objectif est beaucoup plus concret : continuer à gagner et repousser encore les limites du Paris Saint-Germain.
À Paris, le rêve européen n’est donc plus seulement de conquérir la Ligue des champions. Il consiste désormais à inscrire le nom du PSG dans une page de l’histoire jusque-là dominée par le Real Madrid.
Josaphat Mayi


