Le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a appelé à la mise en place d’un mécanisme permanent de suivi du processus du Deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2), afin de permettre au Parlement d’assurer pleinement son rôle de contrôle et d’accompagnement de cette opération stratégique.
Il s’est exprimé mercredi au Palais du Peuple, lors d’une séance académique organisée à l’initiative du Vice-Premier ministre, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au développement, Guylain Nyembo Mbwizya, en présence de plusieurs membres du Bureau de l’Assemblée nationale.
Entouré notamment du Premier vice-président Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, de la questeure Chimène Polipoli et de la questeure adjointe Grâce Neema, Aimé Boji a estimé que la Représentation nationale doit être régulièrement informée de l’évolution du processus afin d’exercer efficacement sa mission constitutionnelle.
Le président de la Chambre basse a également invité les députés nationaux à s’impliquer activement dans la sensibilisation des populations une fois le recensement lancé. Selon lui, les élus, en tant que représentants des territoires et des villes du pays, devront servir de relais auprès de leurs bases pour favoriser l’adhésion des citoyens à cette opération d’intérêt national.
Organisée 42 ans après le dernier recensement réalisé en 1984, cette séance d’information visait à permettre aux députés de mieux comprendre les enjeux du RGPH-2 et son importance pour le développement de la République démocratique du Congo.

Prenant la parole, le Vice-Premier ministre Guylain Nyembo a rappelé que le recensement général de la population est une opération scientifique et statistique destinée à dénombrer de manière exhaustive la population vivant sur le territoire national et à collecter des informations essentielles sur les ménages, les conditions de logement, le niveau d’instruction, les activités économiques ainsi que les caractéristiques démographiques de la population.
Selon le ministre du Plan, ces données permettront de connaître avec précision le nombre d’habitants, leur répartition géographique ainsi que leurs besoins, afin d’améliorer la planification des politiques publiques, l’allocation des ressources, les investissements et les programmes de développement.

Insistant sur la nature de cette opération, Guylain Nyembo a appelé les députés à ne pas confondre le recensement avec des considérations politiques, soulignant qu’il s’agit avant tout d’un outil scientifique indispensable à une gouvernance fondée sur des données fiables.
Au cours des échanges, plusieurs députés ont formulé des recommandations visant à garantir la crédibilité et la transparence du processus. Ils ont notamment plaidé pour l’implication des experts nationaux et des institutions spécialisées dans la statistique afin d’assurer la qualité des données collectées.
S’agissant des provinces de l’Est confrontées à des défis sécuritaires, le ministre du Plan a indiqué que le recours aux nouvelles technologies devrait faciliter la conduite des opérations dans les zones difficiles d’accès.
Dans son intervention, Aimé Boji Sangara a rappelé que l’Assemblée nationale avait déjà recommandé, en mars dernier, de faire du RGPH-2 un pilier de l’action gouvernementale. Il a également évoqué la table ronde organisée pour mobiliser les financements nécessaires à cette opération, en présence du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Le Gouvernement et le Parlement entendent doter la République démocratique du Congo de données statistiques actualisées, indispensables à une meilleure planification du développement et à une gouvernance plus efficace.
Lydia Mangala


