La situation sécuritaire et judiciaire dans le Bas-Uele préoccupe les autorités nationales. Reçue en audience le vendredi dernier par le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, la députée nationale et questeure adjointe de l’Assemblée nationale, Grâce Neema Paininye, est venue porter les préoccupations des populations de la Grande Orientale, confrontées, selon elle, à une montée de l’insécurité et à l’insuffisance des services de la justice.
Au centre des échanges figurait notamment la présence des éleveurs nomades étrangers Mbororo, accusés par l’élue d’être à l’origine de nombreuses exactions dans la province.
« Dans le Bas-Uele, la population est traumatisée. Les Mbororo s’érigent désormais en faiseurs de loi, commettant des exactions, des meurtres et des viols en toute impunité. Cela n’existe nulle part ailleurs », a déclaré Grâce Neema Paininye à l’issue de son entretien avec le ministre.

Pour la parlementaire, la faiblesse de l’appareil judiciaire favorise le sentiment d’impunité et compromet le développement de la province. Elle estime qu’une justice efficace demeure une condition essentielle pour restaurer l’autorité de l’État et garantir la sécurité des populations.
L’élue dit avoir soumis au ministre plusieurs propositions visant à renforcer le système judiciaire dans le Bas-Uele et, plus largement, dans l’espace Grande Orientale.
Selon la Cellule de communication du ministère de la Justice, Guillaume Ngefa s’est montré attentif aux préoccupations exprimées et a promis d’effectuer prochainement une mission d’itinérance dans la région afin de s’enquérir des réalités du terrain, d’échanger avec les autorités locales et d’écouter directement les populations concernées.
À l’issue de cette audience, Grâce Neema Paininye a également lancé un appel à ses électeurs pour qu’ils contribuent à la lutte contre l’impunité en dénonçant les actes répréhensibles.

« Quand il y a le mal, il faut le dénoncer. Ne protégez pas le mal, car il ronge et détruit. N’ayez pas peur, car vous nous avez mandatés pour porter votre voix. C’est ensemble, la base, les élus et le gouvernement, que nous rendrons le changement visible », a-t-elle déclaré.
Cette démarche entre dans les efforts engagés par le ministère de la Justice pour renforcer l’État de droit et rapprocher les services judiciaires des populations, particulièrement dans les provinces confrontées à des défis sécuritaires persistants.
Lydia Mangala


