La vice-ministre de l’Intérieur, chargée de la Sécurité et de la Décentralisation, Eugénie Tshiela Kamba, a salué le lancement de Landila, le baromètre citoyen de suivi de l’action gouvernementale initié par l’Institut Ebuteli, estimant que cette initiative vise à améliorer la gouvernance publique en République démocratique du Congo.
Représentant le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, en mission à l’étranger, Eugénie Tshiela a félicité les initiateurs de Landila, lors de la cérémonie de lancement organisée jeudi 9 juillet 2026 à Kinshasa.

« Cette initiative constitue une preuve de l’engagement en faveur de l’amélioration de la gouvernance, laquelle conduit inévitablement au bien-être de nos populations », a-t-elle déclaré.
Pour la vice-ministre, le lancement de cet outil intervient dans un contexte où la RDC entend renforcer ses mécanismes de gouvernance à tous les niveaux, conformément aux orientations du programme d’action du Gouvernement 2024-2028.

Eugénie Tshiela a rappelé que son ministère a engagé plusieurs réformes visant à instaurer une gouvernance sécuritaire davantage participative et inclusive.
Elle a notamment évoqué la mise en place des comités provinciaux et locaux de sécurité, conçus comme des cadres de concertation associant les autorités publiques et les acteurs communautaires.

Selon elle, cette approche vise à impliquer davantage les populations, les organisations de la société civile, les confessions religieuses, les associations professionnelles et d’autres structures locales dans l’identification des défis sécuritaires et l’élaboration des réponses adaptées.
« Cette politique de gouvernance sécuritaire repose sur la participation des populations à travers les groupes organisés, les sociétés civiles, les confessions religieuses et différentes associations », a-t-elle expliqué.

Ces mécanismes doivent permettre un meilleur échange d’informations entre les autorités et les communautés afin d’élaborer des plans locaux de sécurité adaptés aux réalités des villages, secteurs, territoires, communes, villes et provinces.
La vice-ministre a également insisté sur l’importance de la transformation numérique dans la modernisation de la gouvernance sécuritaire.

Elle a annoncé l’engagement du ministère de l’Intérieur dans une stratégie de digitalisation destinée à améliorer la coordination des acteurs impliqués dans la sécurité publique et à renforcer la qualité des services offerts à la population.
« Il faut entraîner la digitalisation du système de gouvernance sécuritaire afin de permettre aux acteurs impliqués dans la sécurité et la tranquillité publiques d’améliorer la qualité des services à rendre à la population grâce aux nouvelles technologies », a-t-elle indiqué.

Dans son intervention, Eugénie Tshiela a également évoqué le lancement récent d’un baromètre national consacré aux réformes de la décentralisation et de la gouvernance locale.
Selon elle, cet outil doit permettre d’évaluer objectivement les performances des entités territoriales décentralisées dans l’exercice de leurs compétences.

Grâce à des indicateurs validés par des experts et différents acteurs concernés, il devrait contribuer à mesurer les progrès réalisés, mais aussi à identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la décentralisation.
Pour la vice-ministre, des initiatives comme Landila participent à cette même dynamique d’amélioration de la gouvernance en offrant des instruments permettant de mesurer les engagements publics et leur effectivité.

« Ce nouveau baromètre qui permet de répertorier les engagements de l’Exécutif et d’évaluer leur effectivité va nous permettre de poursuivre l’amélioration de la gouvernance de notre pays », a-t-elle soutenu.
Elle a conclu en réaffirmant que l’objectif final de ces réformes demeure la consolidation de la paix, de la sécurité et du développement sur l’ensemble du territoire national.
Lydia Mangala


