Le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) veut renforcer son impact sur les populations rurales en intégrant davantage la dimension genre dans sa mise en œuvre. À l’occasion d’un atelier consacré à cette question, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a plaidé pour un développement local capable de répondre aux besoins spécifiques des femmes, des hommes, des filles et des garçons.
Pour la ministre, la réduction de la pauvreté et des disparités entre les territoires ne peut être dissociée de la participation pleine et entière des femmes au développement économique local.
Micheline Ombae a notamment insisté sur la nécessité de faire de l’autonomisation économique des femmes un élément central des politiques de développement territorial.
Dans de nombreuses communautés rurales, les femmes jouent un rôle important dans les activités économiques et sociales. Leur accès aux opportunités, aux ressources et aux mécanismes de développement constitue ainsi un facteur déterminant pour améliorer durablement les conditions de vie des ménages et des communautés.
L’intégration du genre dans le PDL-145T doit donc permettre que les investissements réalisés dans les territoires bénéficient de manière équitable à l’ensemble des populations.
La ministre a appelé les participants à formuler des recommandations concrètes et opérationnelles, susceptibles d’améliorer l’impact du programme sur le terrain.
L’objectif est de faire de l’inclusion et de l’équité non pas de simples considérations transversales, mais de véritables principes structurants du développement local.
Cette démarche doit notamment permettre de mieux identifier les besoins différenciés des populations et d’intégrer ces réalités dans la conception et la mise en œuvre des projets du PDL-145T.
Micheline Ombae a salué le leadership du ministère du Plan ainsi que l’engagement d’ONU Femmes en faveur d’une meilleure prise en compte de la dimension genre dans ce programme d’envergure nationale.
Cette collaboration traduit la volonté de renforcer la cohérence entre les politiques de développement territorial et les objectifs d’égalité entre les femmes et les hommes.
Programme phare du Gouvernement congolais, le PDL-145T vise à réduire la pauvreté et les inégalités entre les grands centres urbains et les zones rurales.
Son ambition est notamment d’améliorer les conditions de vie des populations dans les villages à travers la réalisation d’infrastructures de base, notamment des écoles, des centres de santé et des bureaux administratifs.
L’intégration effective de la dimension genre apparaît dès lors comme un enjeu important pour mesurer l’impact réel de ces investissements sur les communautés.
À travers cet atelier, le ministère du Genre entend ainsi contribuer à faire du développement local un processus plus inclusif, plus équitable et davantage centré sur les réalités des populations, avec une attention particulière portée à l’autonomisation des femmes.
Lydia Mangala


