Après ses deux concerts au Stade de France en mai dernier, Fally Ipupa a posé ses valises à Londres pour un nouveau rendez-vous majeur de sa carrière. Les 24 et 25 octobre 2026, l’artiste congolais s’est produit à l’O2 Arena, dans le cadre de la célébration de ses vingt ans de carrière solo. Deux soirées marquées par la présence de plusieurs artistes invités, un hommage à un producteur disparu et une mise en valeur du patrimoine culturel congolais.
Initialement programmé pour le dimanche 25 octobre, le concert londonien a été doublé avec l’ajout d’une première date le samedi 24 octobre, à la suite de l’engouement suscité par l’annonce du spectacle. Cette double affiche a permis à l’Aigle de retrouver son public britannique dans l’une des grandes salles de spectacles européennes.
Cette étape intervient quelques mois après ses deux prestations au Stade de France, les 2 et 3 mai 2026. Elle s’inscrit dans la célébration de deux décennies de carrière solo, marquées par un répertoire mêlant rumba congolaise, soukous, ndombolo, R&B et sonorités urbaines.
La première soirée, organisée le samedi 24 octobre, a notamment été marquée par les apparitions de Awilo Longomba, Joé Dwèt Filé et Stanley Boy, qui ont rejoint Fally Ipupa sur scène. Ces collaborations ont apporté une dimension collective au spectacle, en réunissant différentes générations et sensibilités musicales.
La présence d’Awilo Longomba a particulièrement mis en lumière le patrimoine de la musique congolaise, tandis que Joé Dwèt Filé et Stanley Boy ont représenté d’autres facettes de la scène musicale contemporaine.
Ces apparitions ont contribué à faire de cette première soirée une célébration de la diversité musicale congolaise et de ses prolongements dans les scènes francophones.
La scénographie a également participé à la dimension culturelle du concert. Lors de l’interprétation de son titre « 207 », le fond de scène s’est paré de motifs inspirés des masques et des tissus Kuba, faisant écho aux symboles du patrimoine artistique de la RDC.
Ce choix visuel prolonge la démarche observée lors des concerts du Stade de France, où l’artiste avait également intégré des références à l’identité culturelle congolaise. À Londres, la musique et les éléments visuels ont ainsi contribué à présenter cette richesse culturelle devant le public britannique.
La soirée du 24 octobre a également été marquée par un hommage à Johnny Moko, producteur associé à l’organisation des deux concerts et récemment décédé. Fally Ipupa lui a consacré un moment de recueillement, donnant une dimension humaine à cette célébration de carrière.
Avec ces deux dates consécutives à l’O2 Arena, Fally Ipupa poursuit son parcours sur les grandes scènes internationales après ses prestations parisiennes. La participation d’artistes invités, l’hommage à Johnny Moko et les références aux symboles culturels congolais ont donné à la première soirée une portée qui dépassait le simple rendez-vous musical.
Cette double production londonienne s’inscrit dans la dynamique de visibilité internationale de la rumba congolaise et des musiques africaines contemporaines, portées par des artistes qui multiplient les rencontres avec des publics au-delà du continent.
Lydia Mangala


