Le directeur général de Frontier Mining Holding Sarl, Christian Kazekele, plaide pour l’intégration de l’enseignement du Génocide congolais pour des gains économiques (Genocost) dans le programme éducatif de la République démocratique du Congo. Une démarche qui, selon lui, permettrait aux nouvelles générations de mieux connaître l’histoire des violences subies par le pays et leurs conséquences.
Dans une déclaration accordée dimanche 23 août à l’Agence congolaise de presse (ACP), Christian Kazekele estime que l’école constitue l’un des principaux cadres à travers lesquels la mémoire des victimes peut être transmise aux générations futures.
« L’intégration du Genocost est prioritaire pour être enseignée dans le système éducatif congolais. Ce qui permettra de mieux expliquer aux élèves ce que signifie le Genocost et ce que cela a fait subir à la RDC », a-t-il déclaré.
Pour le directeur général de Frontier Mining Holding Sarl, enseigner cette question aux élèves permettrait également de renforcer leur compréhension des conflits qui ont endeuillé la RDC, particulièrement ceux liés à l’exploitation et au contrôle des ressources naturelles.
« C’est une manière efficace de faire connaître à nos enfants l’impact de cette situation meurtrière », a ajouté Christian Kazekele.
Transmettre la mémoire aux nouvelles générations
Cette proposition intervient alors que la question de la reconnaissance et de la transmission de la mémoire du Genocost occupe une place croissante dans le débat public en RDC.
L’intégration de cette thématique dans les programmes scolaires pourrait, selon ses défenseurs, permettre aux jeunes Congolais de mieux comprendre certaines pages douloureuses de l’histoire contemporaine du pays, tout en développant une culture de mémoire et de lutte contre l’impunité.
La RDC commémore chaque 2 août la Journée nationale du Genocost, consacrée à la mémoire des millions de victimes des conflits armés et des violences liées notamment aux enjeux économiques et à l’exploitation des ressources naturelles.
À travers son plaidoyer, Christian Kazekele appelle ainsi à faire de l’éducation un instrument de transmission de la mémoire nationale, afin que les nouvelles générations connaissent davantage les violences qui ont marqué le pays et les enjeux qui y sont associés.
Joséphine Mawete


