Le Directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga, a représenté la République démocratique du Congo à la 9ᵉ édition du sommet international « Mining On Top Africa » (MOTA), tenue les 7 et 8 juillet 2026 à Paris, en France. Cette rencontre, qui réunit chaque année les principaux acteurs du secteur minier africain et mondial, a été une occasion pour la RDC de défendre sa vision d’une gouvernance minière plus transparente, durable et créatrice de valeur.
Intervenant lors d’une session de haut niveau consacrée aux perspectives minières de la RDC, le patron du Cadastre minier a mis en avant les défis auxquels fait face le secteur, notamment la nécessité de renforcer la transformation locale des ressources naturelles, d’améliorer la gouvernance et de favoriser des partenariats équilibrés entre États africains et investisseurs internationaux.

Dans un contexte où l’Afrique cherche à passer d’un modèle basé sur l’exportation des matières premières à une véritable industrialisation minière, Popol Mabolia Yenga a rappelé l’importance pour les pays producteurs de mieux valoriser leurs ressources et de placer les intérêts des populations au centre des politiques minières.
« Les efforts locaux servent parfois simplement à donner bonne conscience à l’Occident », a-t-il notamment déclaré lors des échanges, appelant à une approche plus équitable des exigences internationales, particulièrement sur les questions environnementales et sociales.

Sa participation démontre l’engagement du CAMI à renforcer la visibilité du potentiel minier congolais sur la scène internationale. Institution chargée de la gestion du domaine minier, le Cadastre minier joue un rôle stratégique dans la sécurisation des titres miniers, la transparence des données et l’amélioration du climat des investissements dans le secteur.
Placée sous le thème « Sécuriser l’avenir minier de l’Afrique : souveraineté, durabilité et partenariats globaux », l’édition 2026 du MOTA a réuni plus de 260 participants venus de 32 pays, parmi lesquels des représentants gouvernementaux, des institutions financières et des grandes compagnies minières internationales.
Les discussions ont largement porté sur la transformation locale des minerais, le développement des infrastructures, l’accès au financement, les minéraux critiques et la nécessité de bâtir des chaînes de valeur africaines capables de soutenir la transition énergétique mondiale.
La RDC, qui dispose d’importantes réserves de cuivre, cobalt, lithium et autres minerais stratégiques, entend jouer un rôle majeur dans cette nouvelle dynamique mondiale, tout en renforçant les mécanismes de gouvernance et de transparence dans son secteur extractif.
Le CAMI a, par l’occasion, réaffirmé la volonté de la RDC de s’inscrire dans une nouvelle génération de politiques minières, fondées sur la souveraineté économique, la création d’emplois locaux et une exploitation responsable des ressources naturelles.
Lydia Mangala


