La République démocratique du Congo a signé, lundi 26 octobre 2026, à Accra, au Ghana, la Convention d’Accra sur les cargaisons négociables. L’accord a été signé au nom du gouvernement congolais par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, mandaté par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cet instrument juridique vise à faciliter le transport des marchandises et à moderniser les échanges commerciaux grâce à un document unique valable sur plusieurs modes de transport.
La Convention d’Accra, adoptée en décembre 2025 sous l’égide de la Commission des Nations unies pour le droit commercial international (CNUDCI), introduit une innovation dans la gestion des cargaisons. Elle permet l’utilisation d’un document de transport unique pour un même trajet combinant plusieurs modes, notamment la route, le rail, les voies fluviales et le transport aérien.

Jusqu’ici, un document de ce type, connu sous le nom de Bill of Lading, était principalement associé au transport maritime. Selon Julien Paluku, cette évolution représente un tournant pour le commerce extérieur congolais, en facilitant la circulation des marchandises tout au long de la chaîne logistique.
La Convention consacre également la neutralité technologique en reconnaissant aux documents électroniques la même valeur juridique qu’aux documents papier traditionnels.
Cette disposition vise à simplifier les procédures commerciales, à réduire les coûts administratifs et à raccourcir les délais de transport et de traitement des cargaisons. Elle ouvre ainsi la voie à une gestion plus fluide des opérations logistiques, dans un contexte où la digitalisation devient un levier de compétitivité commerciale.
La signature de cet instrument juridique s’est déroulée en présence d’Anna Joubin-Bret, secrétaire générale de la CNUDCI, et d’Elisabeth Ofosu-Adjare, ministre ghanéenne du Commerce et de l’Industrie, représentant le président John Dramani Mahama.
Toutefois, la Convention d’Accra ne pourra entrer officiellement en vigueur à l’échelle internationale qu’après sa ratification par au moins dix États. Pour la RDC, cette signature constitue une étape vers la modernisation du commerce extérieur et l’amélioration de la compétitivité de ses échanges.
Lydia Mangala


