Après le décès tragique de Miguel Masaïsaï au Congo-Brazzaville, le Conseil national de la jeunesse de la RDC (CNJ-RDC) poursuit les démarches pour permettre le rapatriement de sa dépouille et donner une portée nationale à son engagement en faveur de la paix. Une délégation congolaise se trouve actuellement à Brazzaville pour accompagner les procédures auprès des autorités compétentes.
À la suite du plaidoyer porté par le CNJ-RDC, avec l’appui du Gouvernement de la République, une délégation composée de représentants du CNJ-RDC, du ministère des Sports, de la Fédération de cyclisme, de la famille de Miguel Masaïsaï et de la communauté Nande s’est rendue à Brazzaville.
Sous la supervision de l’Ambassade de la RDC au Congo-Brazzaville, elle accompagne notamment les démarches liées au suivi des enquêtes et au rapatriement de la dépouille du jeune cycliste vers sa terre natale.
L’objectif est de permettre à la famille et à la Nation de lui rendre hommage dans la dignité, tout en poursuivant les démarches nécessaires auprès des autorités congolaises de Brazzaville.
Avant cette mobilisation à Brazzaville, le président du CNJ-RDC, l’Ambassadeur Claude Mbuyi, accompagné de la vice-présidente chargée du Genre, Christenvie Melly, avait échangé avec le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, ainsi qu’avec des membres de la famille de Miguel, des représentants des cyclistes et de sa communauté.
Ces échanges ont porté sur les moyens de préserver la mémoire de celui qui avait lancé « Pedals for Peace », une initiative à vélo destinée à porter un message de paix, d’unité et de cohésion entre les peuples.
Le CNJ-RDC a plaidé pour trois mesures notamment le rapatriement de sa dépouille et l’organisation d’obsèques officielles, une éventuelle décoration à titre posthume par la République, ainsi que la conservation de son vélo, de son casque et de sa vareuse au Musée national.
Miguel Masaïsaï avait quitté Goma à vélo avec l’ambition de porter son message de paix jusqu’à Rabat, au Maroc. Son parcours s’est malheureusement arrêté au Congo-Brazzaville.
Pour le CNJ-RDC, cette disparition ne doit toutefois pas effacer le sens de son initiative. Son engagement est présenté comme un témoignage de la capacité de la jeunesse à porter des messages de paix et de cohésion au-delà des frontières.
Dans cette perspective, le Conseil national de la jeunesse inscrit également son plaidoyer dans l’esprit de la Résolution 2250 des Nations unies sur la Jeunesse, la Paix et la Sécurité, qui reconnaît le rôle des jeunes dans la prévention et la construction de la paix.
Une réunion de concertation a également réuni autour de la mémoire de Miguel son oncle résidant à Kinshasa, des représentants de la communauté Nande et ceux de la Fédération de cyclisme.
Les échanges ont porté sur la coordination des démarches et sur les dispositions à prendre pour honorer sa mémoire et conserver les traces de son engagement.
Le projet de préserver son vélo, son casque et sa vareuse au Musée national s’inscrit dans cette volonté de transformer les objets qui l’ont accompagné dans son parcours en témoins d’une initiative portée par la jeunesse congolaise.
Miguel Masaïsaï a cessé de pédaler, mais les démarches engagées autour de sa mémoire veulent faire en sorte que son message, lui, poursuive sa route, le message d’une jeunesse capable de franchir les frontières pour porter la paix, l’unité et la cohésion.
Lydia Mangala


