La solidarité nationale doit également contribuer à la lutte contre les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes vulnérables en République démocratique du Congo. C’est le message porté par Aldarich Luboya Freemann, directeur de cabinet de la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, lors du panel et dîner de sensibilisation organisé par Angel Foundation, le jeudi 29 octobre 2026, au Pullman Grand Hotel de Kinshasa, dans le cadre d’Octobre Rose.
Représentant la ministre d’État, empêchée par d’autres obligations officielles, Aldarich Luboya a salué l’engagement d’Angel Foundation en faveur des personnes vulnérables et rappelé la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis humanitaires du pays.
Plus de 14 millions de personnes dans le besoin
Dans son allocution, le directeur de cabinet a dressé un tableau préoccupant de la situation humanitaire en RDC. Selon les chiffres qu’il a présentés, plus de 14 millions de personnes sont dans le besoin, parmi lesquelles plus de 7,5 millions nécessitent une assistance immédiate.
Face à l’insuffisance des moyens disponibles, il a appelé les acteurs sociaux, les fondations, les entreprises et les personnes de bonne volonté à unir leurs efforts pour soutenir les populations les plus fragiles.
« Nous devons nous mobiliser à travers toute l’étendue du territoire national, avec toutes les personnes de bonne volonté, afin de voir comment nous pouvons contribuer à cet effort d’assistance aux personnes les plus vulnérables », a-t-il déclaré.
Angel Foundation saluée pour ses contributions
Aldarich Luboya a également mis en avant la collaboration entre le ministère des Affaires sociales et Angel Foundation, qu’il a présentée comme l’une des premières organisations à avoir soutenu la campagne de solidarité nationale.
Il a notamment évoqué une contribution financière de 100 000 dollars destinée à la réhabilitation d’une maternité au Camp Kokolo, ainsi que des dons en nature évalués à plus de 35 000 dollars.
Saluant cet engagement, il a encouragé d’autres organisations et particuliers à suivre cette démarche, rappelant que les dons du quotidien peuvent répondre à des besoins essentiels.
« Parfois, vous avez un habit que vous avez laissé longtemps sans utiliser, des chaussures que vous n’avez pas portées depuis un an ou une chemise que vous ne mettez plus. Sachez qu’il y a une femme qui manque d’un habit important, un enfant qui manque de chaussures et des jeunes filles qui manquent de serviettes hygiéniques », a-t-il sensibilisé.
Une initiative pour mobiliser les dons
Le représentant du ministère a par ailleurs rappelé le lancement, le 27 août dernier, de la Campagne de solidarité nationale à caractère permanent, une initiative visant à encourager les contributions en nature et en espèces au profit des personnes les plus vulnérables.
Cette campagne s’adresse aussi bien aux Congolais vivant au pays qu’à ceux de la diaspora. Des démarches de sensibilisation ont notamment été menées en France et en Belgique afin d’élargir la mobilisation au-delà des frontières nationales.
Dans le contexte d’Octobre Rose, Aldarich Luboya a particulièrement attiré l’attention sur les femmes qui vivent avec des difficultés d’accès aux soins, notamment au dépistage et à la prise en charge du cancer du sein.
Il a ainsi invité les participants à ne pas limiter leur solidarité aux discours, mais à poser des actes concrets en faveur de celles qui souffrent souvent dans le silence.
« Je voudrais vous demander de ne jamais laisser personne de côté », a-t-il insisté, rappelant que derrière le confort de certains se trouvent des personnes qui manquent encore du nécessaire.
Le ministère des Affaires sociales a réaffirmé l’importance de la solidarité comme complément aux efforts de prévention et de prise en charge, particulièrement pour les femmes confrontées à la précarité et aux difficultés d’accès aux soins.
Lydia Mangala


