Le gouvernement de la République démocratique du Congo a décidé de renforcer l’application de l’interdiction de l’utilisation, par des civils, des gyrophares, des sirènes, des feux multicolores, des escortes assurées par la Police nationale congolaise (PNC) ou les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ainsi que des plaques d’immatriculation bâchées.
La décision est contenue dans un message officiel signé le 6 juillet 2026 par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango. Ce télégramme a été adressé notamment au commandant général de la PNC, aux commissaires provinciaux, aux responsables des services de sécurité ainsi qu’aux membres des conseils provinciaux de sécurité.
Dans cette correspondance, le ministre rappelle une instruction déjà émise en décembre 2025 et insiste sur son caractère permanent. Il demande aux autorités compétentes de veiller à son application stricte sur toute l’étendue du territoire national et de lui transmettre des rapports sur son exécution.
L’interdiction vise notamment l’utilisation des escortes policières et militaires par des civils, l’usage des sirènes, des gyrophares et des feux multicolores, ainsi que les plaques d’immatriculation dissimulées par des bâches, une pratique régulièrement dénoncée pour son caractère irrégulier.
Le gouvernement veut mettre fin aux abus constatés dans la circulation routière et réserver l’usage de ces dispositifs exclusivement aux services habilités dans le cadre de leurs missions officielles.
Cette décision a pour objectif de renforcer le respect de la réglementation routière, de lutter contre les privilèges indus et d’améliorer la sécurité publique en mettant un terme aux pratiques qui permettent à certains usagers de contourner les règles de circulation.
Les différents commandements de la Police nationale congolaise sont désormais chargés de faire appliquer cette instruction sur l’ensemble du territoire, conformément aux directives du ministère de l’Intérieur.

Lydia Mangala


