Cent jours après l’installation de la nouvelle équipe dirigeante de l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE), la Directrice générale, Soraya Aziz-Moto, a présenté un premier bilan qu’elle qualifie d’historique, marqué par des réformes institutionnelles, la modernisation des procédures et une forte progression des investissements dans le secteur énergétique en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué de presse consulté par notre rédaction, l’ARE affirme que la nouvelle administration, composée du professeur Jean-Marie Beya, président du Conseil d’administration, de Soraya Aziz-Moto, directrice générale, et de Maître Marco Kuyu, directeur général adjoint, a engagé une série de réformes destinées à renforcer l’efficacité de l’institution, améliorer la gouvernance et créer un environnement plus favorable aux investissements.
L’institution met notamment en avant une politique axée sur la valorisation des ressources humaines, avec l’amélioration des conditions salariales, une meilleure prise en charge médicale des agents ainsi que la modernisation des espaces de travail grâce au déménagement du Conseil d’administration et de la Direction générale dans de nouveaux locaux.
L’ARE indique également avoir accéléré sa transformation numérique par la dématérialisation des procédures administratives, la mise en place d’une plateforme électronique de gestion du courrier ainsi que l’adoption d’un nouvel organigramme destiné à fluidifier le fonctionnement interne.
Sur le plan opérationnel, le régulateur affirme avoir traité 45 projets énergétiques en seulement cent jours, dont 30 dossiers liés à la production et à l’importation d’électricité ainsi que 15 dossiers concernant la commercialisation et l’accès au réseau.
Selon le communiqué, cette nouvelle dynamique aurait permis de faire passer le volume des investissements dans le secteur de 300 millions de dollars américains par an à 2,30 milliards de dollars en cent jours, représentant une capacité additionnelle de 2 684,838 mégawatts.

L’ARE précise que cette performance équivaut au volume d’activités enregistré entre 2020 et le premier trimestre 2026.
L’institution souligne également avoir accéléré le traitement des dossiers tarifaires. Douze dossiers ont été examinés en cent jours, contre seulement quatre durant toute l’année 2025. Dix-huit avis favorables ont en outre été délivrés pour l’obtention de titres énergétiques, tandis que seize ouvrages électriques ont été inspectés afin de vérifier leur conformité aux normes de sécurité en vigueur.
Dans le même élan, l’Autorité annonce avoir renforcé la protection des consommateurs grâce au lancement d’une plateforme numérique sécurisée permettant aux usagers de déposer et de suivre leurs plaintes en ligne.

Sur le plan financier et institutionnel, l’ARE fait état d’une consolidation de son autonomie à travers la signature de deux arrêtés ministériels par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi.
L’institution ajoute qu’un audit institutionnel a été diligenté afin d’évaluer sa gouvernance, tandis que les états financiers ont été finalisés et certifiés et que la grille salariale a été harmonisée avec celle de la Fonction publique.

Commentant ces premiers résultats, la Directrice générale Soraya Aziz-Moto estime que cette première étape permet surtout de jeter les bases d’une transformation durable de l’institution.
« Les cent premiers jours ne suffisent pas à transformer une institution. Ils permettent toutefois d’en fixer le cap, d’en impulser la dynamique et d’en poser durablement les fondations », a déclaré Soraya Aziz-Moto.
Elle a réaffirmé l’ambition de faire de l’ARE un régulateur de référence au service du développement du secteur électrique national.

« Notre ambition est de faire de l’ARE une autorité de régulation moderne, crédible et impartiale, capable de créer un environnement propice aux investissements, de protéger les intérêts des consommateurs et de contribuer durablement au développement du secteur électrique en République démocratique du Congo. Les fondations sont désormais posées. L’heure est désormais à la consolidation des réformes et à l’obtention de résultats durables au bénéfice de notre pays », a-t-elle conclu.
Créée par la loi n°14/011 du 17 juin 2014 et organisée par le décret n°16/014 du 21 avril 2016, l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité est un établissement public placé sous la tutelle du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité. Elle est chargée de veiller au respect de la réglementation du secteur, de promouvoir une concurrence saine, de protéger les consommateurs et de favoriser un climat propice aux investissements dans l’industrie électrique en République démocratique du Congo.


Lydia Mangala


