La République démocratique du Congo et la Banque mondiale ouvrent une nouvelle page de leur coopération. Le samedi 4 juillet 2026, la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a officiellement lancé à Kinshasa les consultations en vue de l’élaboration du nouveau Cadre de Partenariat Pays (CPF), un programme stratégique qui devrait orienter l’appui de l’institution financière sur une période de dix ans.
Le gouvernement, par ce processus, ambitionne accélérer la transformation structurelle de l’économie congolaise, la rendre plus diversifiée et surtout plus créatrice d’emplois durables pour une population majoritairement jeune.
Le nouveau CPF en préparation place plusieurs priorités au cœur de l’action commune entre Kinshasa et Washington. Il s’agit notamment de la diversification de l’économie nationale, encore fortement dépendante des ressources minières, mais aussi du développement des infrastructures et du capital humain.
Dans un pays où les besoins en routes, en énergie, en éducation et en santé restent immenses, cette orientation est perçue comme un levier essentiel pour réduire les inégalités territoriales et stimuler les économies locales.
Le Gouvernement entend également renforcer les réformes structurelles afin d’améliorer durablement le climat des affaires, un facteur déterminant pour attirer davantage d’investissements privés, tant nationaux qu’étrangers.
Selon les projections évoquées dans le cadre des échanges, ce nouveau partenariat pourrait permettre de mobiliser jusqu’à 11 milliards de dollars américains sur la période concernée. Un financement qui devrait être accompagné d’un effet de levier important, destiné à attirer davantage de capitaux privés dans les secteurs productifs.
Pour les autorités congolaises, l’enjeu est de transformer ces financements en projets concrets capables de changer le quotidien des populations, notamment en matière d’accès aux services de base, de création d’emplois et de développement des chaînes de valeur locales.
Cette démarche entre dans le premier pilier du Programme d’Actions du Gouvernement Suminwa, axé sur la création d’emplois et la diversification de l’économie. Elle traduit la volonté de l’exécutif de passer d’une économie de rente à une économie plus résiliente, inclusive et compétitive.
En lançant ces consultations, la Première Ministre marque ainsi le début d’un processus stratégique qui devrait associer plusieurs secteurs clés de l’État, ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales, ce nouveau cadre de partenariat apparaît comme une opportunité majeure pour la RDC. Mais sa réussite dépendra surtout de la capacité des parties prenantes à traduire les engagements en résultats concrets.
Outre ls chiffres et les annonces, c’est bien la transformation réelle de l’économie congolaise qui est en jeu, une transformation attendue depuis longtemps par la population et désormais placée au cœur de l’agenda national.
Lydia Mangala


