La République démocratique du Congo a appelé à une prise en compte accrue de la crise sécuritaire dans l’Est du pays au sein du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Représentant le président Félix-Antoine Tshisekedi au 25ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement, tenu les 21 et 22 octobre 2026 à Harare, au Zimbabwe, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a souligné le lien entre la paix et le développement économique régional.
Lors de la 21ᵉ réunion des ministres des Affaires étrangères du COMESA, Floribert Anzuluni a insisté sur l’importance stratégique de la stabilité de la RDC pour la réussite du programme d’intégration économique régionale.

« La question sécuritaire dans l’est de mon pays est déterminante pour la mise en œuvre optimale du programme d’intégration économique de notre région », a-t-il déclaré, évoquant notamment la taille du pays, sa position géopolitique ainsi que son potentiel économique et démographique.
Le ministre a ainsi appelé le Secrétariat du COMESA à accorder une attention particulière à la situation sécuritaire dans cette partie du territoire congolais.

Devant les chefs d’État et de gouvernement des pays membres, le représentant de Félix Tshisekedi a dénoncé l’agression dont la RDC affirme être victime de la part du Rwanda. Il a également évoqué les exactions contre les civils, les déplacements forcés des populations, l’installation d’administrations parallèles et le pillage des ressources naturelles congolaises.
Floribert Anzuluni a plaidé pour la mise en œuvre effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’Accord de paix de Washington. Selon la position défendue par Kinshasa, ces engagements impliquent notamment le retrait sans conditions préalables des troupes rwandaises du territoire congolais.

Au cours du sommet, le ministre a également présenté aux dirigeants des pays membres les efforts entrepris par la RDC pour respecter ses engagements dans le cadre de l’Accord de paix de Washington.
Il a notamment détaillé les étapes franchies dans la mise en œuvre du protocole relatif au désarmement, à la démobilisation, au reconditionnement et au rapatriement des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Kinshasa entend faire de la sécurité dans l’Est de la RDC une préoccupation régionale, en soulignant que la persistance du conflit constitue un obstacle à la stabilité et à l’intégration économique de l’Afrique orientale et australe.
Lydia Mangala


