Le rapport publié le samedi 4 juillet, portant sur la situation épidémiologique arrêtée au 3 juillet 2026, fait état de 1 528 cas confirmés d’Ebola et de 492 décès en République démocratique du Congo. Face à une épidémie toujours concentrée en Ituri, les autorités sanitaires renforcent la prise en charge des malades, le suivi des contacts et les actions de sensibilisation communautaire.
Le dernier bulletin national sur l’épidémie confirme la poursuite de la transmission du virus dans le pays. Depuis le début de la flambée, 1 528 cas confirmés ont été enregistrés, dont 492 décès, soit un taux de létalité global de 32,2 %. À la date du rapport, 628 patients étaient en isolement ou hospitalisés, tandis que 239 personnes avaient été déclarées guéries.
L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie. Les autorités sanitaires recensent 24 zones de santé affectées dans cette province, notamment Bunia, Mandima, Mambasa et Nia Nia. Le Nord-Kivu reste sous haute surveillance avec 11 zones concernées, tandis que le Sud-Kivu enregistre des cas isolés, principalement dans la zone de santé de Miti-Murhesa.
Les chiffres témoignent d’une mobilisation soutenue des équipes de riposte. Le rapport fait état d’un taux de suivi des contacts de 81,5 % dans les trois provinces touchées. Au total, 9 971 contacts sont actuellement sous surveillance, dont plusieurs milliers ont déjà été visités par les équipes de terrain, tandis que plusieurs centaines ont achevé avec succès leur période de suivi de 21 jours.
Sur le plan clinique, les progrès se poursuivent. Dix nouveaux patients ont été déclarés guéris au cours de la période couverte par le rapport, illustrant la continuité des soins et l’efficacité des dispositifs thérapeutiques mis en place dans les centres de traitement. Les autorités annoncent également le renforcement des capacités de laboratoire ainsi que l’extension des structures de prise en charge dans les zones les plus affectées.
La riposte s’appuie aussi sur une intensification de la mobilisation communautaire. Des campagnes de sensibilisation, des causeries éducatives, des visites à domicile et des formations destinées aux relais communautaires sont organisées afin de favoriser la détection précoce des symptômes, le signalement rapide des cas suspects et le respect des mesures de prévention.
Malgré ces efforts, plusieurs défis subsistent. L’épidémie continue de mettre à rude épreuve les ressources humaines et logistiques, tandis que l’accès à certaines localités reste compliqué, notamment dans les zones rurales et les territoires confrontés à l’insécurité. Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de maintenir un niveau élevé de surveillance et d’investigation afin de rompre les chaînes de transmission.
En cas de suspicion ou de symptômes compatibles avec Ebola, le numéro vert 151 reste accessible gratuitement. Les autorités rappellent que la coopération des communautés demeure essentielle : signaler rapidement les cas suspects, éviter les rassemblements autour des malades et respecter les consignes des équipes médicales sont des mesures déterminantes pour contenir l’épidémie.
Les données présentées dans ce rapport restent susceptibles d’être révisées au fur et à mesure de l’avancement des enquêtes et de l’harmonisation de la base nationale des données. Les prochains bulletins permettront d’évaluer l’impact des mesures déployées et l’évolution de la situation sur le terrain.
Joëlle Luniongo


