La République démocratique du Congo poursuit ses démarches pour encadrer juridiquement son marché du carbone et sécuriser les investissements liés à la protection de l’environnement. Dans cette perspective, la ministre d’État en charge de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a échangé, mardi 20 octobre 2026, avec les sénateurs membres de la commission permanente Environnement, Développement durable, Ressources naturelles et Tourisme.
Cette séance de travail fait suite à la présentation, en plénière du Sénat le vendredi 16 octobre, du projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi n° 26/016 du 7 septembre 2026 relative au régime juridique du marché du carbone en RDC.
Au cours de ses échanges avec les élus, Marie Nyange Ndambo a souligné l’importance de ce texte pour l’encadrement des crédits carbone et la sécurisation des investissements écologiques en République démocratique du Congo.
Le marché du carbone repose notamment sur des mécanismes permettant de valoriser les réductions d’émissions de gaz à effet de serre. Pour un pays comme la RDC, doté d’importantes ressources forestières et d’écosystèmes jouant un rôle dans la régulation du climat, la mise en place d’un cadre juridique constitue un enjeu économique et environnemental.
La ratification de cette ordonnance-loi vise à renforcer le cadre légal applicable aux activités liées au marché du carbone. Elle s’inscrit dans les efforts de la RDC pour mieux encadrer la valorisation de ses ressources naturelles et attirer des investissements compatibles avec ses objectifs environnementaux.
Les échanges avec la commission sénatoriale s’inscrivent ainsi dans l’examen parlementaire du texte, dont l’enjeu est de concilier les opportunités économiques du marché du carbone avec la protection de l’environnement et les intérêts du pays.
Lydia Mangala


