Après une période d’incertitude marquée par le report imposé par la FIFA, la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) entre dans une phase décisive. La Commission électorale et la Commission de recours ont officiellement dévoilé, ce week-end, la feuille de route révisée des scrutins devant renouveler les instances dirigeantes du football national.
C’est une annonce que le monde sportif congolais attendait avec impatience. Kinshasa sera le théâtre, durant le mois de mai 2026, d’une série de scrutins qui détermineront le futur visage de l’administration du football en République Démocratique du Congo. Ce réajustement du calendrier fait suite aux directives de l’instance faîtière mondiale, la FIFA, visant à garantir un processus transparent et inclusif.
Le coup d’envoi de ces joutes électorales sera donné par les ligues spécialisées. C’est la Ligue Nationale de Football des Jeunes (Linafj) qui ouvrira le bal le 2 mai 2026. Elle sera immédiatement suivie par la Ligue Nationale de Football Féminin (Linaff) le 3 mai. Le point d’orgue de cette première séquence interviendra le 4 mai 2026 avec l’élection très attendue du comité de la Ligue Nationale de Football (Linafoot), l’instance qui gère l’élite du championnat national.
En fait, le véritable enjeu de cette transition repose sur l’élection du nouveau Comité Exécutif de la FECOFA. Pour ce fauteuil prestigieux et stratégique, les étapes sont désormais clairement balisées. La période de dépôt des dossiers est fixée du 5 au 20 avril 2026. Les prétendants n’auront que jusqu’au 21 avril 2026 pour soumettre leurs dossiers définitifs.
Le dénouement est prévu pour le 20 mai 2026, date à laquelle l’assemblée générale élective se réunira à Kinshasa pour élire les nouveaux dirigeants du football congolais. Ce processus électoral est perçu comme une étape vitale pour la stabilisation du football en RDC. Après des mois de gestion intérimaire et de restructurations, l’installation de comités élus et légitimes est la condition sine qua non pour relancer les réformes de fond et redonner au pays sa place de leader sur l’échiquier continental.
L’attention des observateurs et des supporters est désormais braquée sur les potentiels candidats qui auront deux semaines, en avril prochain, pour sortir du bois et proposer leur vision pour le sport roi congolais.
Josaphat Mayi


