Cinquante-deux ans. C’est le temps qui sépare la République Démocratique du Congo de sa dernière et unique apparition en phase finale de Coupe du Monde (1974). Aujourd’hui, le peuple congolais retient son souffle. Le 31 mars 2026, à Guadalajara au Mexique, les Léopards ne seront plus qu’à 90 minutes ou 120 de briser cette malédiction.
Après avoir écarté le Nigeria et le Cameroun au prix de combats épiques, la RDC se dresse en tête de série de ce barrage intercontinental, attendant de pied ferme le vainqueur du duel entre la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie. Au cœur de cette épopée, un homme porte sur ses épaules les espoirs de plus de 100 millions d’habitants. Il s’agit de Cédric Bakambu.
Invité de l’émission After Espagne sur RMC Sport, l’attaquant congolais n’a pas caché l’ampleur de son obsession. Malgré une carrière riche et des passages remarqués dans les plus grands championnats européens, «Bakagoal» sait qu’il joue ici son héritage ultime.
« Je changerais tout contre une qualification à la Coupe du Monde de la République Démocratique du Congo », a-t-il déclaré avec une sincérité désarmante.
Cette phrase résonne comme un cri du cœur. Pour Bakambu, les trophées individuels et les buts en club ne pèsent rien face au rêve de voir le drapeau bleu, jaune et rouge flotter sous le soleil mexicain. À 34 ans, il sait que c’est sa dernière chance d’emmener cette génération consciente au sommet du football mondial.
L’ultime marche à Guadalajara
Le décor est planté. Le stade de Guadalajara, temple historique du football, vivra ce qui pourrait être le plus grand exploit du sport congolais moderne. Le sélectionneur Sébastien Desabre et son groupe ont réussi à créer une unité sans précédent, transformant les Léopards en une machine de guerre résiliente.
Mais le plus dur reste à faire. Dans trois semaines, la pression sera à son comble. La RDC jouera pour effacer cinq décennies de frustrations et de rendez-vous manqués.
Bakambu, leader vocal et technique, semble prêt à tout sacrifier pour que le 31 mars 2026 ne soit pas une date de plus dans le calendrier, mais le début d’une nouvelle ère. Le rendez-vous avec l’histoire est pris.


