Le lundi 8 décembre 2025, tenant son discours sur l’état de la Nation, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a dressé un bilan sanitaire impressionnant, marquant une année charnière dans la transformation du système de santé congolais.
Entre l’éradication d’une épidémie d’Ebola en un temps record, l’expansion massive des infrastructures sanitaires, la progression de la couverture santé universelle et l’amélioration des mécanismes de surveillance épidémiologique, le Chef de l’État a souligné une dynamique nouvelle, concrète et mesurable.
Dans un contexte mondial encore fragile, la RDC affiche une avancée sanitaire sans précédent, fruit de réformes profondes, d’investissements structurants et d’une mobilisation intersectorielle.
Une riposte épidémiologique renforcée : un système capable d’agir vite et efficacement
Le Président a insisté sur les progrès majeurs dans la lutte contre les épidémies grâce à des équipes mieux formées, des partenaires techniques engagés et une surveillance épidémiologique modernisée.
Face à des maladies telles que le choléra, le Mpox, la peste ou encore Ebola, le pays a démontré une capacité d’intervention rapide.
Pour la première fois, la RDC a réussi à éradiquer une épidémie d’Ebola en un temps record, une réussite qualifiée d’étape historique dans la résilience sanitaire nationale.
Des infrastructures de santé modernisées à grande échelle
Félix Tshisekedi a rappelé que la modernisation des infrastructures reste au cœur de la réforme. Parmi les réalisations majeures, il y a :
1. Des hôpitaux rénovés et centres construits
– La mise en service de la première phase du CHU Renaissance, un projet emblématique de modernisation ;
– La réhabilitation complète de plusieurs hôpitaux stratégiques entre autres Camp Kokolo, Camp Tshatshi, Sendwe, Mwangeji ;
– La construction de nouveaux hôpitaux à Lubumbashi (CNSS) et Mbuji-Mayi (Muya).
2. Des infrastructures livrées dans le cadre du PDL-145T
– 357 centres de santé livrés ;
– 240 Établissements de Santé de Secours (ESS) construits dans quatre provinces avec le soutien du PMNS et de la Banque mondiale ;
– 972 ESS équipés en matériel médical et systèmes d’eau ;
– 600 ESS en cours d’équipement solaire ;
– 9 incinérateurs biomédicaux installés.
3. Un appui des partenaires internationaux.
– Grâce à la KOICA : 15 centres de santé construits et 2 maternités achevées ;
– Le renforcement de 5 laboratoires P2 et 10 postes frontaliers sanitaires.
Couverture Santé Universelle : vers un déploiement total en 2026
Le Chef de l’État a confirmé qu’à partir de 2026, la RDC franchira un nouveau cap avec le déploiement du deuxième palier de la Couverture Santé Universelle dans toutes les provinces et la gratuité nationale de la maternité et des soins néonatals.
Déjà, dans 14 provinces pilotes, plus de 2,6 millions de femmes enceintes, de mères et d’enfants ont bénéficié d’une prise en charge gratuite, un progrès salué comme un pas immense vers une santé accessible à tous.
Résultats sanitaires : paludisme, tuberculose et maladies chroniques
Dans la lutte contre le paludisme, plus de 29 millions de cas pris en charge au cours de l’année, un chiffre qui illustre la montée en puissance des interventions nationales contre cette maladie endémique.
Au sujet du dépistage et la prise en charge de la tuberculose, 291 158 cas de tuberculose ont été dépistés et orientés, signe d’un renforcement du dépistage communautaire et de l’accès aux traitements.
Le Président a rappelé l’intégration des Maladies Non Transmissibles (MN) dans les stratégies nationales, notamment le diabète, la drépanocytose et d’autres pathologies chroniques en forte croissance.
Ce virage stratégique reflète une adaptation aux nouveaux défis de santé publique.
En présentant un bilan sanitaire dense et chiffré, Félix Tshisekedi a voulu montrer que la vision d’un système de santé robuste, équitable et moderne prend forme, sur le terrain et dans les faits.
L’année 2025, entre investissements massifs, exploit épidémiologique, extension de la couverture sanitaire et renforcement des services de soins, la RDC avance vers un modèle où la santé devient effectivement un droit, et non un privilège.
Lydia Mangala


