Ce lundi 2 juin 2025 à New York, la République démocratique du Congo a marqué les esprits en se hissant au poste de vice-présidente de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, dont les travaux débuteront le 9 septembre prochain.
C’est un moment charnière qui scelle le retour d’un pays longtemps en retrait, désormais déterminé à peser dans les grandes discussions internationales.
Une diplomatie relancée
Depuis l’accession de Félix Tshisekedi à la tête de l’État en 2019, la RDC a entamé une véritable course d’endurance diplomatique.
Les ambassadeurs ont multiplié les déplacements, les discussions en coulisse et les plaidoyers pour redonner à la RDC l’aura qui lui manquait.
Obtenir cette vice-présidence, quelques jours seulement avant le vote décisif pour les sièges non permanents du Conseil de sécurité (candidature de la RDC pour le mandat 2026-2027), reflète une volonté affichée, celle de porter haut la voix congolaise et, plus largement, celle du continent africain.
Dans les allées du siège onusien, les diplomates congolais ont serré les rangs derrière leur ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, qui a rappelé que cette vice-présidence s’inscrit dans un projet plus vaste, celui de repositionner la RDC en championne de la paix, de la sécurité et du développement.
Elle a souligné la nécessité absolue de réformer les mécanismes de résolution des conflits au sein de l’ONU, puisant dans l’expérience acquise sur le terrain congolais pour proposer des solutions concrètes et adaptées.
En lice pour le Conseil de sécurité
Pour Félix Tshisekedi, cette élection est la reconnaissance d’un engagement poursuivi depuis plusieurs années qu’il l’a fait savoir dans un message adressé aux ministres, aux diplomates et aux Congolais de la diaspora.
Son ambition reste de faire du pays un acteur de référence, prêt à peser dans les grandes négociations, qu’il s’agisse de la lutte contre les changements climatiques, de la prévention des conflits ou de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable.
Au-delà de la vice-présidence, la RDC présente un programme articulé autour de sept piliers majeurs : la paix et la sécurité, la bonne gouvernance, la relance économique, la protection de l’environnement, la santé, l’éducation et la jeunesse.
Cette feuille de route, dévoilée devant les diplomates à New York, est appelée à guider les mois à venir.
Aux côtés de la vice-présidence, la RDC maintient sa candidature pour un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour 2026-2027.
Déjà élue en 1981 et 1990, elle veut montrer qu’elle peut tirer les leçons du passé, proposer une vision neuve et apporter une contribution africaine forte dans un contexte international toujours plus tendu.
Les électeurs africains, asiatiques, américains et européens, qui se prononceront en octobre 2025, auront cette fois sous les yeux une RDC plus présente, plus préparée et plus déterminée que jamais.
Une voix congolaise revendiquée
Ce retour sur la scène diplomatique mondiale arrive après des décennies de crises internes, ainsi la RDC pousse pour se redéfinir comme un partenaire fiable, capable de faire avancer les solutions globales.
Et si cette vice-présidence constitue une victoire diplomatique, elle est surtout un signal envoyé aux Congolais pour dire que le pays, malgré ses défis, peut redevenir une boussole pour l’ensemble du continent.
Désormais, à chaque réunion de l’Assemblée générale, de New York à Genève, c’est la voix de la RDC, forte et assurée, qui portera un message de paix, d’unité et de progrès à l’attention du monde entier.
Lydia Mangala


