Dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance économique en République Démocratique du Congo, une formation de deux jours consacrée au renforcement des capacités des experts et statisticiens sur l’Indice des Capacités Productives (PCI) s’est achevée à Kinshasa, avec l’objectif d’intégrer des données fiables dans la planification et la mise en œuvre des politiques publiques.
Organisée avec l’appui de la CNUCED, cette session a permis aux participants de se familiariser avec les outils d’analyse informatique liés au PCI, un indicateur clé pour évaluer le potentiel productif d’un pays et orienter ses choix économiques.
Les bénéficiaires de cette formation venaient de plusieurs institutions stratégiques, notamment les Directions des Études et Planification (DEP) de différents ministères, le service de statistique de la Banque Centrale du Congo ainsi que l’Institut National de la Statistique. Tous ont pris part à des exercices pratiques qui leur permettent désormais de calculer et d’interpréter cet indice avec plus de précision.
Selon Rachid Bouhia, économiste en charge des Capacités Productives et du Développement Durable à la division Afrique de la CNUCED, l’accent a été mis sur l’aspect pratique afin de rendre les participants directement opérationnels, une approche qui vise à ancrer durablement ces compétences dans les administrations publiques congolaises.
Pour le Gouvernement congolais, cette formation marque un tournant. Par le biais du Ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, les autorités ont salué l’accompagnement de la CNUCED, le qualifiant d’étape importante dans la modernisation de la gestion économique du pays.
Même son de cloche du côté du Secrétaire général au Commerce extérieur, Eugène Manga Manga, qui voit dans cette initiative un levier concret pour relever les défis liés à l’industrialisation, à la diversification économique et à la promotion des exportations des produits « made in DRC ».
Au-delà de la formation, l’ambition est d’utiliser des données fiables pour orienter les décisions publiques. Cette approche, qualifiée de gouvernance de précision, devrait permettre d’identifier les secteurs à fort potentiel, d’optimiser les politiques sectorielles et d’améliorer la compétitivité de l’économie congolaise sur le marché international.
Un diagnostic national basé sur cet indice est d’ailleurs attendu pour juillet 2026. Il devrait fournir une lecture approfondie des capacités productives du pays et servir de base à des réformes structurantes.
Avec cette montée en compétences des experts nationaux, la RDC pose ainsi les bases d’une gestion économique plus rigoureuse, fondée sur l’analyse, la planification et des choix stratégiques mieux éclairés.
Lydia Mangala


