La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a reçu en audience Sa Majesté Jean-Francis Ilinga Mokonzi Bouwesi, dans le cadre d’un échange stratégique axé sur la promotion des droits des femmes et la consolidation de la justice sociale en République démocratique du Congo.
Cette rencontre s’est tenue dans la continuité des engagements pris à Kisangani lors de la Journée internationale de la femme rurale, et marque une nouvelle étape dans la collaboration entre autorités publiques et pouvoir coutumier.
Ils ont discuté sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), la vulgarisation des textes légaux existants ainsi que l’application effective du Protocole de Maputo, notamment en ce qui concerne les droits à la santé et à la reproduction.
Dans une approche inclusive, la ministre a également mis en avant l’intégration de la masculinité positive dans les programmes éducatifs, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, afin de promouvoir un changement durable des mentalités dès le plus jeune âge.
Face aux préoccupations soulevées par le souverain coutumier, notamment les tensions sociales impliquant certaines entreprises dans sa juridiction, la ministre a affiché une écoute attentive, tout en réaffirmant la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des populations vulnérables.
« Ce mercredi 29 avril 2026, j’ai eu l’honneur de recevoir le Roi des Yaliwasa dans le cadre de notre engagement indéfectible pour l’intensification de la lutte contre les violences basées sur le genre et l’autonomisation des femmes en milieu rural », a déclaré Micheline Ombae Kalama.

« Nous avons également partagé une vision commune sur l’importance capitale de l’éducation à la masculinité positive, ainsi que sur l’impérieuse nécessité d’apporter un soutien agricole accru aux vaillantes femmes de la Tshopo », a-t-elle ajouté.
Parmi les mesures concrètes annoncées figure l’extension de programmes d’appui dans les provinces de la Tshopo, du Bas-Uélé et du Haut-Uélé, avec le soutien de partenaires internationaux tels que la Banque mondiale, le Fonds des Nations unies pour la population et le Programme des Nations unies pour le développement.
Dans le même élan, un projet d’agriculture modernisée destiné aux femmes rurales a été évoqué. Celui-ci prévoit notamment la mise à disposition de tracteurs dans les territoires de la Tshopo, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, afin de renforcer l’autonomisation économique des bénéficiaires.
L’objectif est de faire converger les efforts institutionnels et coutumiers pour bâtir une société plus équitable, où la femme congolaise occupe pleinement sa place dans le développement du pays.
Lydia Mangala


